Les courges gagnent du terrain en Suisse et à Fribourg
Les surfaces consacrées aux courges ont augmenté de plus de 60 % en Suisse entre 2016 et 2025. Une tendance qui se confirme aussi dans le canton de Fribourg.

2021 fait exception. Les récoltes sont tombées à moins de 3 000 tonnes cette année-là. Cette chute s’explique notamment par une première partie d'année particulièrement froide et pluvieuse. Des aléas qui ont retardé la maturité des courges d’environ un mois, explique sur son site internet Jucker Farm, une exploitation agricole basée dans la région de Zurich.
À Fribourg, les surfaces progressent d’un quart
Le canton de Fribourg suit la tendance suisse. Entre 2020 et 2026, les surfaces consacrées aux courges sont passées de 28 à 36 hectares, soit une augmentation d’environ 30 %, selon l’Institut agricole de Grangeneuve. Le nombre de producteurs et productrices a lui aussi progressé, passant de 11 à 13 sur la même période.Comment expliquer cette évolution? ''La diversité des variétés disponibles, leur polyvalence en cuisine, l’intérêt pour les produits locaux et de saison, ainsi que la popularité des recettes à base de courge'', liste Markus Waber, directeur adjoint et chef du secteur communication de l'association des producteurs de légumes suisses.
En cuisine, la courge se décline en de nombreuses recettes: soupe, risotto, gratin, gnocchi, spätzli. Pour les agriculteurs, cette culture représente également une possibilité de diversification intéressante avec la vente directe à la ferme.
Octobre, le mois phare de la courge
La saison de récolte des courges s'étend d'août à février. La commercialisation elle atteint son pic en octobre. D’après l’Institut agricole de Grangeneuve, pendant ce mois, les producteurs fribourgeois et bernois écoulent en moyenne environ 100 tonnes par semaine.
Une partie de la production est également vendue directement à la ferme. Les statistiques officielles peuvent donc ne pas refléter l’ensemble des courges commercialisées.
Une culture qui demande beaucoup de travail
La culture des courges présente plusieurs difficultés, notamment liées au travail manuel et à la météo. Les semis, la récolte et le désherbage demandent beaucoup de temps et d'efforts en plus de la main-d’œuvre nécessaire à la récolte qui n'est pas négligeable.
"Vous les semez à la main, vous les récoltez à la main, vous les lavez à la main, vous les essuyez à la main, vous les vendez, vous les mettez au magasin à la main. Tout est manuel", résume Carine Jacquier, gérante de l’exploitation La Grange aux Courges, à Goumoens-la-Ville.
La grêle peut également abîmer les fruits et, dans certains cas, les faire pourrir. L'agroscope signale aussi des risques de pourriture liés au Phytophthora capsici, un agent pathogène qui peut toucher les courges si il pleut en trop grande quantité.


