Un drone pour surveiller les vaches

Olivier Buchs est un agriculteur bien de son temps. Pour surveiller ses 50 hectares d'alpage à Jaun, il utilise un drone.

Hugo Savary est allé compter les génisses d’Olivier Buchs avec lui. © Frapp

Si vous vous baladez au-dessus de Jaun, dans la zone du Ritzli-Alp, ça ne vous étonnera pas d'entendre quelques sons de cloches de vaches qui sont en train de paître dans les pâturages alentours. En revanche, un son un peu plus intrigant pourrait bien venir piquer votre curiosité; une sorte de bourdonnement qui va et vient rapidement. Il s'agit probablement du drone d'Olivier Buchs. Cet agriculteur s'en sert pour surveiller son alpage.

Un drone pour un métier pluri centenaire

Avec son père, Olivier Buchs a cinquante hectares d'alpage, dont une vingtaine sont réservés aux génisses. L'agriculteur, qui enseigne également à Grangeneuve, prend une trentaine de bêtes, de deux amis de la région, en estivage pendant tout l'été. Son domaine n'est pas forcément le plus grand, mais il est sacrément pentu. Après des discussions avec des copains et le visionnage de vidéos de drones sur les réseaux sociaux, c'est décidé; Olivier Buchs va se lancer.

Depuis plusieurs mois, il surveille désormais ses troupeaux avec un drone: "Au lieu de 45 minutes de montée, puis 15 de descente, je peux désormais faire mes vérifications en 2 minutes", se réjouit le paysan de 37 ans.

Une méthode très pratique mais qui ne remplace pas l'humain

Olivier Buchs continue néanmoins de parcourir à pieds son alpage chaque semaine. Le drone ne remplace pas ses yeux à 100%, mais il permet d'ajouter une vérification supplémentaire. Grâce à son robot, il peut compter ses génisses, voir si elles ont suffisamment d'eau ou encore si les barrières sont en bonne état. Mais le drone ne peut pas tout voir, prévient Olivier Buchs: "le drone ne remplace pas l'humain pour la surveillance des maladies, si une génisse à un problème à l'oeil ou encore le mal du pis, on ne verra pas à la vidéo."

Mais cette méthode très "2026", est-elle bien perçue pars les autres agriculteurs ? "C'est sûr que ça intrigue, mais je n'ai reçu aucune critique des gens de la régions". De plus, les génisses ne semblent absolument pas perturbées à la vue d'un petit objet volant qui grésille. Olivier Buchs a donc trouvé son vacher idéal avec son drone.

RadioFr. - Hugo Savary
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