Canicule: quatre déformations de voies recensées par les TPF
Après les 97 cas signalés par les CFF en Suisse, les Transports publics fribourgeois en ont recensé quatre en 2026.

Les fortes chaleurs de l'été ont mis les voies ferrées à rude épreuve. Après la révélation des journaux de Tamedia de 97 déformations et tassements de rails recensés par les CFF durant l'été 2026, les Transports publics fribourgeois (TPF) confirment observer la même tendance sur leurs propres infrastructures ferroviaires. L'entreprise a comptabilisé quatre cas cette année sur son réseau, qui ne comprend pas la partie fribourgeoise de la ligne Lausanne-Berne, gérée par les CFF.
Un bilan qui n'a rien d'exceptionnel selon les TPF: trois cas avaient été recensés en 2024, même bilan en 2025. Les déformations de cette année ont notamment été observées sur les voies métriques entre Palézieux et Montbovon, ainsi qu'entre Courtepin et Cressier.
Les CFF ont indiqué que leur bilan, près de quatre fois supérieur à celui de l'année précédente, n'avait pas eu d'incidence sur la sécurité. Face aux températures exceptionnelles, ils ont néanmoins constitué un groupe de travail pour examiner d'éventuelles mesures supplémentaires. La situation des TPF est toutefois différente, notamment parce que leur réseau comprend beaucoup moins de kilomètres de voies à surveiller.
Des rails renforcés et surveillés au TPF
Du côté des TPF, ces incidents peuvent avoir des conséquences concrètes sur les déplacements. "Des remplacements par bus sont mis en place durant le temps de réparation", explique l'entreprise. Les travaux sont principalement effectués durant la nuit, lorsque les températures redescendent. Pour les cas moins importants, une surveillance de la géométrie de la voie et une réduction de la vitesse des trains peuvent suffire jusqu'à la réparation.
Pour limiter ces déformations, les TPF misent notamment sur des infrastructures plus résistantes. Depuis 2017, les nouvelles installations ferroviaires sont réalisées selon un standard prévoyant l'utilisation de traverses en béton à la place des traverses en fer ou en bois présentes sous les rails. Cette alternative permet de relever de trois degrés la limite de température maximale avant que les rails se déforment. Plus lourdes et plus stables, les traverses en béton résistent mieux aux contraintes exercées par la compression des rails.
Les TPF disposent également d'un système de surveillance qui permet de détecter les écarts dans la géométrie des voies et d'identifier les zones les plus sensibles à la chaleur. Un moyen de repérer les secteurs à risque et de suivre l'évolution lorsque les températures grimpent.


