Report d'un chantier de viaduc ferroviaire du côté de Romont
Le démarrage de la construction du viaduc ferroviaire Sainte-Anne, entre Romont et Vuisternens-devant Romont (FR), est reporté d'au moins un an. Le chantier des TPF, devisé à 86,1 millions de francs, devra être coordonné avec des travaux des CFF en gare de Romont.

Le chantier aurait dû démarrer en avril. L'information, repérée par le quotidien La Liberté, figure dans le rapport sur l’avancement des travaux 2025 du programme d’aménagement ferroviaire Fonds d’infrastructure ferroviaire (FIF), publié par l’Office fédéral des transports (OFT). Elle a été confirmée par ce dernier.
Les CFF expliquent avoir mis à l’enquête la construction d’aiguillages à l’entrée de la gare de Romont, côté Lausanne, pour permettre aux trains des Transports publics fribourgeois (TPF) d’entrer en gare de Romont plus rapidement. L'ancienne régie fédérale attend une autorisation dans les mois à venir.
Mobilité globale
A l’instar du viaduc, ces aiguillages participeront à la réduction du temps de parcours entre Bulle et Romont. Le nouvel ouvrage doit en effet permettre de gagner trois minutes sur la ligne Bulle-Romont pour ramener le trajet à 15 minutes. De quoi améliorer la mobilité globale et mieux garantir les correspondances, selon les TPF.
Le gain de temps de parcours sera assuré par un trajet aux courbes lissées et à la longueur raccourcie de 800 mètres, notamment grâce à la construction d’un pont de 970 mètres à travers la plaine. Concrètement, les rames pourront circuler à 140 km/h lorsque le tracé entre Vuisternens-devant-Romont et Romont aura été modifié.
Trois oppositions
La réduction de temps garantira une meilleure intégration de l'offre dans l’horaire du réseau national, avaient encore expliqué les TPF en novembre 2024. L’objectif vise par ailleurs à rapprocher Bulle et Fribourg, à 30 minutes de trajet par le rail, à l’horizon 2035. La voie est toutefois encore loin d’être dégagée.
"Il est certain qu’en raison des trois oppositions en cours de traitement, les travaux ne pourront pas commencer en 2026", remarque pour sa part Jérôme Gachet, porte-parole des TPF, cité dans l'édition de vendredi de La Liberté. Les 86,1 millions de francs doivent être financés intégralement par la Confédération.


