Musique à fond, vidéos sans écouteurs, appels sur haut-parleur...un député vaudois veut mettre fin aux nuisances sonores dans les bus vaudois. La semaine passée, Alberto Mocchi, député Vert au Grand Conseil vaudois, a déposé un postulat pour renforcer la sensibilisation et n’exclut pas, à terme, des sanctions.
L'élu se base sur une étude d'AXA publiée en septembre: 73% des usagers réguliers des transports publics interrogés se disent particulièrement agacés par les nuisances sonores des autres voyageurs, notamment les conversations téléphoniques bruyantes et les vidéos regardées sans écouteurs. Le bruit arrive en tête des comportements les plus dérangeants, devant les déchets abandonnés (68%) et les pieds posés sur les sièges (55%).
Peu de signalements à Fribourg
Les Transports publics fribourgeois reçoivent entre quatre et cinq réclamations par année. Elles concernent du bruit causé par les haut-parleurs des téléphones ou par des clients qui écoutent de la musique.
Ces situations se résolvent le plus souvent d’elles-mêmes grâce à l’intervention d’autres clients ou du conducteur, explique l'entreprise. Le règlement des TPF permet des sanctions, comme des amendes ou même l'interdiction d'utiliser les bus et les trains de l'entreprise. Jusqu'à aujourd'hui, les TPF n'ont jamais dû les appliquer pour un tel motif.
Pas de zones calmes prévues
Depuis le début de l'année, les Transports publics de la région lausannoise ont instauré des zones calmes à l'avant des bus. Le député vert Alberto Mocchi demande d'ailleurs aussi le bilan de cette mesure.
Dans le canton de Fribourg, les TPF ne voient, pour l'instant, pas l'utilité de telles zones.





