Autisme: bilan positif pour le centre pour jeunes enfants
Le Centre cantonal d’intervention précoce intensive (IPI) s’impose comme un "service précieux pour la prise en charge précoce des enfants."

Le constat a été posé mercredi en présence notamment de la conseillère d'État Sylvie Bonvin-Sansonnens. Voulu par la ministre de la formation et de la culture, le Centre IPI a ouvert en août 2023 à Granges-Paccot. À ce jour, 19 enfants ont été pris en charge, avec un "plan régulièrement adapté et élargi".
"La combinaison d’une méthodologie scientifiquement fondée, d’un personnel engagé et de processus structurés permet une intervention précoce de haute qualité", ont relevé les intervenants. Selon le communiqué, "les retours positifs des parents et des professionnels confirment la pertinence et l’efficacité de l’offre".
Structure bilingue
Le Centre IPI a démarré avec cinq enfants, soit deux francophones, deux germanophones et un enfant allophone. Lors de la deuxième année, six autres enfants (trois francophones et trois germanophones) ont rejoint le programme, ce qui a permis à onze enfants au total de bénéficier de l'offre IPI.
Les enfants sont présents au centre trois jours par semaine pendant cinq heures. Ils montrent des "bons progrès dans leur développement, ce qui est confirmé par des observations, des tests et les commentaires des parents". Au début de la première année, le niveau de développement de chaque enfant a été évalué.
Sur cette base, le plan thérapeutique de l’"Early Start Denver Model" (ESDM) a été établi, détaille le communiqué. Le Centre IPI propose des interventions qui se basent sur un modèle reconnu fondé sur les preuves, principalement l’ESDM, élaboré spécifiquement pour l’intervention auprès de jeunes enfants avec un TSA.
Nouveaux défis
La prise en charge comprend aussi des activités créatives, des sorties dans la nature, des offres de mouvement pour permettre aux enfants de vivre diverses expériences sensorielles. Les progrès des enfants sont évalués en continu par les intervenants de l’IPI, en collaboration avec la famille et l'environnement de prise en charge.
Sont concernés les enfants ayant un TSA diagnostiqué et âgés de deux ans révolus, ceci pour pouvoir bénéficier de deux ans de prise en charge IPI avant l’entrée en scolarité. L'inscription relève de la responsabilité des parents. Ces derniers doivent s’engager à collaborer à la prise en charge et à l’évaluation de l’offre.
L'institution est confrontée à de nouveaux défis, comme la recherche de personnel qualifié et bilingue qui s'avère difficile, en particulier dans le domaine médical, ainsi que l'organisation des interventions. Pour les parents, les trajets trois fois par semaine avec leur enfant vers le centre représentent une charge considérable.
Meilleure définition
Au-delà, les tâches et les responsabilités entre l'école et le Centre IPI doivent être définies plus clairement, note le communiqué. Les offres existantes, comme les visites des futurs enseignants au Centre IPI ou l'accompagnement de l'enfant pendant les premiers jours d'école, devraient être davantage utilisées.
Le Centre IPI est financé conformément aux démarches budgétaires par le Service de l’enseignement spécialisé et des mesures d’aide (SESAM), qui est aussi l’autorité de surveillance. Les contributions forfaitaires de l’Office fédéral des assurances sociales (OFAS) sont versées au centre, sous réserve des reconnaissances nécessaires.


