Le mondial de hockey recherche toujours des bénévoles

Chaque mois, Nicolas Marbach, responsable du site de Fribourg pour le Mondial 2026, nous dévoile les dessous d’une telle organisation.

Environ 2000 bénévoles seront répartis sur les sites de Zurich et de Fribourg. © KEYSTONE

Le coup d'envoi du Mondial de hockey sera donné dans quatre mois à Fribourg et à Zurich. Pour l’occasion, nous avons décidé de vous faire découvrir les coulisses d’un tel événement. Pour l'occasion, Nicolas Marbach, responsable du site fribourgeois pour cette compétition, nous servira de guide. Pour le quatrième épisode de notre podcast, nous parlons des bénévoles.

Radio Fribourg: Combien de bénévoles seront mobilisés pendant le Mondial?

Nicolas Marbach: On a besoin de 2000 bénévoles pour toute la Suisse, donc pour Zurich et Fribourg. Fribourg, c'est environ 800 bénévoles. Bien sûr, le site à Fribourg est un peu plus petit qu'à Zurich et il n'y a pas le week-end final, c'est pourquoi on a besoin d'un peu plus de bénévoles à Zurich.

Est-ce que vous en recherchez encore?

Oui, il y a toujours des postes qui restent à remplir. Donc, si quelqu'un a envie de venir travailler en tant que bénévole pour le Championnat du Monde à Fribourg, il y a encore des places qui restent.

Comment on fait justement pour postuler, pour devenir bénévole?

On travaille avec Swiss Volunteers. C'est une plateforme qui est spécialisée, qui offre aux événements un système pour faire les postulations, et puis toute la gestion derrière, par exemple, pour créer les horaires de travail. Ils ont une grande banque de données aussi de bénévoles qui ont déjà travaillé sur des événements. Donc, on peut vraiment faire de la publicité via cette plateforme et trouver assez de bénévoles pour ce Championnat du Monde.

Fribourg, c'est environ 800 bénévoles

Est-ce que vous pouvez nous donner quelques exemples de ce que les bénévoles vont faire durant ces deux semaines de compétition?

Il y a beaucoup de différents postes, par exemple des postes liés à la sécurité. C'est un groupe de bénévoles important, environ 300 à 350 personnes. Ils gèrent tout ce qui est lié aux contrôles. On a regroupé les différentes tâches pour combiner des missions plus intéressantes et d'autres moins intéressantes: avoir peut-être une journée où l'on est posté près d'un parking pour vérifier les accès, le lendemain contrôler les billets devant la BCF Arena, et le troisième jour se trouver à l'intérieur de la patinoire pour aider les personnes à trouver leur place, et ainsi pouvoir regarder le match. On veut combiner les postes pour offrir de la diversification. Mais il y a aussi d'autres postes liés au sport, par exemple les team hosts qui accompagnent une équipe du moment où elle arrive à Fribourg jusqu'à son départ.

Existe-t-il des personnes qui veulent venir d'Italie, d'Allemagne ou d'ailleurs pour participer à l'événement?

Il y a toujours un groupe de personnes de l'étranger qui vient. Ce sont des personnes qui font des événements dans toute l'Europe parce que c'est leur truc. Tous les ans ou tous les deux ou trois ans, elles prennent quelques semaines de vacances pour travailler comme bénévoles. Moi, je trouve sympa d'avoir des personnes d'autres pays, ça donne une atmosphère encore plus internationale, une vraie atmosphère de Championnat du Monde.

Il y aura un centre des bénévoles où ils pourront passer leur temps pendant les pauses. Expliquez-nous ce qui sera mis en place à Fribourg pour eux.

Ce sera dans la salle Omnisport. On va construire un "Home of Volunteers", une centrale d'engagement. Il y aura aussi des espaces calmes. Au premier étage, dans la galerie, il y aura tout le staff catering. Il faudra nourrir toutes les personnes qui travaillent pour l'événement, pas seulement les bénévoles mais aussi le personnel professionnel. Toute la salle Omnisport sera un centre de travail pour les médias, les bénévoles et les partenaires professionnels.

Est-il possible, en 2026, d'organiser un événement de cette envergure sans bénévoles, en tout professionnalisant?

Non, c'est impossible. Sans bénévoles, même avec des postes importants payés un petit montant, on ne pourrait pas organiser. Il y a tellement de force de travail, tellement de personnes nécessaires, qu'on ne pourrait pas toutes les payer.

RadioFr. - Léo Martinetti / Marie Ceriani
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