Volée de bois vert contre le projet "Mobilité 2045"

Les associations et partis de gauche montent au front après l'annonce des grandes lignes de la mobilité 2045 du Conseil fédéral mercredi. Ils qualifient les projets présentés par Albert Rösti de "déni de démocratie" et menacent de s'y opposer.

Pour les VERT-E-S, il est clair que le rail doit être priorisé par rapport à la route, a souligné la présidente du parti, Lisa Mazzone. © KEYSTONE

C'est un "déni de la démocratie", selon Liza Mazzone, présidente des Vert-e-s, qui annonce que le parti ne se laissera pas faire. Albert Rösti aimerait "réintroduire par la petite porte" ses projets de mégas autoroutes, refusés dans les urnes en 2024, dénonce le parti dans un communiqué. Les Vert-e-s se félicitent toutefois des investissements prévus dans le rail.

"Le mépris de la démocratie directe est particulièrement choquant", déplore l'ATE dans un communiqué. L'association qualifie ces projets d'"affront à la démocratie directe" avec de "lourdes conséquences" pour les générations futures. Elle déclare s'y opposer, et "n'exclut pas un nouveau référendum contre plusieurs des projets proposés".

Actif-trafiC dénonce aussi un "affront anti-démocratique", méprisant la volonté populaire. L'association rappelle que les projets d'Albert Rösti "sont contraires aux objectifs climatiques inscrits dans la loi."

Pro Velo regrette enfin qu'il n'y ait "aucun investissement dans les infrastructures cyclables, qui constituent pourtant la mesure la moins coûteuse et la plus efficace pour éviter les embouteillages dans les agglomérations", selon un communiqué.

ATS
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