Sport, soleil et panorama au Triathlon de la Gruyère
Plus de 300 participants se sont retrouvés ce week-end au bord du lac de la Gruyère pour la seule épreuve de triathlon du canton.
Alors que sa première édition en 2019 avait réuni 183 participants, le 6e Triathlon de la Gruyère a confirmé son succès ce dimanche. Les plus de 300 dossards disponibles se sont écoulés en moins de 48 heures, obligeant les organisateurs à ouvrir une liste d’attente. Au programme: plusieurs formats pour répondre à tous les profils, avec une distance olympique, un sprint, des relais ainsi qu’une course populaire.
Derrière cette journée se cache une importante organisation. Quatorze membres du comité et quelque 130 bénévoles étaient mobilisés sur le parcours, entre la natation, les transitions, le vélo et la course à pied.
Un cadre idyllique…
S'il attire autant de participants, le Triathlon de la Gruyère le doit aussi à son environnement. Les concurrents plongent dans le lac avant d'enchaîner à vélo au pied des Préalpes, puis de terminer leur effort sur les chemins qui bordent les rives.
"On nage au pied des montagnes et le parcours vélo est splendide. On a vraiment la chance d'organiser cette manifestation dans un cadre magnifique", se réjouit Emilie Seydoux, présidente du comité d'organisation.
Les participants venus parfois de loin repartent avec le même souvenir. "La partie vélo était magnifique", raconte Méline, venue de Lausanne avec son compagnon Tanan. Tous deux ont particulièrement apprécié le passage vers le barrage, ainsi que l'ambiance familiale qui règne tout au long du parcours.
Habitué de l'épreuve, Corentin partage le même enthousiasme: "On est à la maison. Je m'entraîne souvent ici, alors c'est toujours un plaisir de courir sur ces routes en mode course."
… malgré une chaleur écrasante
Le soleil a accompagné les sportifs toute la journée. Une météo idéale pour les spectateurs, mais plus exigeante pour les concurrents. Face aux fortes températures, l'organisation a dû adapter son dispositif en ajoutant des points d'eau, davantage de zones d'ombre et de la crème solaire pour les bénévoles.
Dans le lac, l'eau affichait 25 degrés, ce qui a rendu le port de la combinaison néoprène impossible selon le règlement. Sur la course à pied, en revanche, la chaleur s'est rapidement fait sentir. "Le vélo s'est très bien passé, mais la course était vraiment difficile", raconte Corentin. "Le parcours est vallonné, il faut sans cesse relancer, et avec cette chaleur, c'est surtout un défi mental!" Le constat est le même pour Méline: " La fin de la course à pied était compliquée, mais ça en valait la peine."
Bien plus qu'une compétition
Une idée revient dans presque toutes les discussions: ici, le chrono n'est pas toujours l'objectif principal.
Christian participait pour la première fois au relais olympique avec ses deux beaux-fils: "On est venu pour le plaisir. C'était une histoire de famille, l'idée était simplement de partager un beau challenge ensemble."
Même philosophie chez Laure et Laetitia, deux collègues ostéopathes qui ont décidé de transformer le triathlon en activité de team building: "On ne s'était pas vraiment entraînés, mais on trouvait l'idée sympa", sourient-elles. Malgré la fatigue, les deux collègues repartent satisfaites. "L'organisation était vraiment au top", saluent-elles.
Venue encourager les nageurs, Catherine, une habitante de la région, se dit impressionnée autant par "la motivation des sportifs" que par "l'organisation géniale".




