Alanis Siffert impressionne au plus haut niveau

La Fribourgeoise a remporté le Challenge Roth dimanche, l'une des épreuves les plus prestigieuses du triathlon. Interview.

Alanis Siffert a pris la première place en 8 heures, 9 minutes et 9 secondes. © Alanis Siffert
Alanis Siffert a pris la première place en 8 heures, 9 minutes et 9 secondes. © Alanis Siffert
Alanis Siffert a pris la première place en 8 heures, 9 minutes et 9 secondes. © Alanis Siffert
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Radio Fribourg: Le Challenge Roth, qu'est-ce que ça représente?

Alanis Siffert: C'est la course la plus importante du circuit du triathlon longue distance après Kona (Hawaï). Il y a plus de 300'000 spectateurs qui viennent sur place, une atmosphère de fou, c'est une course, mais aussi une célébration du triathlon.

En tant qu'athlète, de pouvoir vivre ça, c'est juste incroyable. Il y a une montée où il y a autant de supporters que lors d'une montée du Tour de France. L'énergie des spectateurs m'a vraiment donné des ailes.

Comment la course s'est-elle déroulée pour vous?

La concurrence était très relevée avec deux championnes du monde au départ. Donc je savais qu'il allait falloir aller à fond dès le début de la course. C'était un peu ma stratégie et c'est ce que j'ai fait. Je me suis sentie super bien. Après un bon départ, ce qui m'a aussi aidé, c'est que je n'ai pas regardé derrière, je n'ai pas trop réfléchi. J'ai juste tout donné, j'ai cru en moi, et puis tout qui s'est aligné ce jour-là.

À 24 ans, vous êtes devenue la plus jeune gagnante du Challenge Roth...

Je crois que je ne le réalise pas encore. Tout le monde me dit "mais c'est incroyable ce que tu as fait, tu réalises?". J'investis ma vie dans le triathlon, dans l'entraînement au quotidien, mais je le fais aussi avec plaisir, c'est ma passion. De voir ce travail payer et de pouvoir vivre quelque chose comme ça... Je pense que ça restera un des plus beaux moments de ma carrière. À l'arrivée dans le stade, j'avais les larmes aux yeux et le sourire aussi. 

Quels sont vos objectifs désormais ?

Le rêve, ce serait un jour d'être championne du monde. Après, je pense qu'il y a encore beaucoup de travail à faire pour ça. Et puis, pouvoir avoir une longue carrière, ce serait vraiment le rêve.

Qu'est-ce que vous aimez dans ces épreuves longues distances comme les Ironman?

L'aspect mental. Là, c'était plus de 8 heures de course. On est prêt physiquement, que ce soit pour la natation, le vélo ou la course à pied, mais à la fin, ce qui compte, c'est le mental. Il faut réussir à garder la concentration, ne pas relâcher, s'encourager soi-même, rester dans le flow, et vraiment croire en soi. Je pense que ce qui m'a porté à la victoire, c'est qu'il n'y a pas eu une seule seconde pendant la course où j'ai douté de moi. J'ai vraiment senti intérieurement que je pouvais le faire, et je pense que c'est ça qui a payé.

Frapp - Nathan Gendre
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