Primes maladie: "la politique va devoir réagir"

L'Association de défense des retraités (AVIVO) a manifesté vendredi matin devant le Palais fédéral contre la hausse des primes d'assurance-maladie pour 2027. Elle réclame un moratoire de deux ans.

Réunis devant le Palais fédéral, les membres de l'AVIVO ont réclamé un moratoire de deux ans sur les primes d'assurance maladie. © KEYSTONE/KEYSTONE/ADRIAN REUSSER

"On assiste à une augmentation depuis 20 ans de presque 140% des primes, c'est énorme", déclare à Keystone-ATS la coprésidente de l'AVIVO Suisse Béatrice Métraux. "Il n'y a personne qui a vu son salaire augmenter pareillement en une année."

Réunis aux cris des "on en a marre", les membres de l'AVIVO ont fait valoir un pouvoir d'achat de plus en plus réduit. "Il faut ajouter les charges du loyer et des transports aux primes maladie", explique l'ancienne conseillère d'Etat vaudoise.

La durée du moratoire demandé est de deux ans pour permettre aux politiciens, au Parlement et au Conseil fédéral de se mettre autour d'une table et de discuter des meilleurs moyens pour limiter cette hausse, détaille Mme Métraux. Pour elle, si la population continue de manifester et de dire stop à ces augmentations, "la politique va devoir réagir".

Pas de diminutions

"Nous ne voulons pas une diminution des soins et de leur qualité. Nous pensons que les assurances ont suffisamment de réserves et qu'il existe un moyen de discuter de la baisse des prix des médicaments", assène Béatrice Métraux.

Pour faire entendre sa voix, l'AVIVO mise sur ses membres aux Conseil National et aux Etats. "Nous allons les inciter à déposer des inteventions parlementaires et à pousser en faveur des discussions pendant deux ans", explique la Vaudoise.

En septembre, la conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider avait annoncé que la prime moyenne en Suisse augmentera de 5,0%, à 412 francs par mois. La multiplication des traitements, les progrès médicaux et le vieillissement de la population sont les raisons de cette nouvelle poussée.

ATS
...