Le PLR Suisse veut mieux lutter contre la criminalité

Réunis en assemblée samedi à Genève, près de 300 délégués du PLR Suisse ont adopté un papier de position avec douze revendications pour mieux protéger la population. Ils ont aussi pris position sur les votations du 8 mars, refusant à une faible majorité l'initiative "200 francs, ça suffit!".

Les delegues du parti PLR votent pour leur mot d'ordre, lors de l'assemblee des delegues du Parti liberal-radical, PLR FDP Suisse, ce samedi 31 janvier 2026 au Centre International de Conferences (CICG) a Geneve. © KEYSTONE/Martial Trezzini

"La sécurité des citoyens doit redevenir une priorité", a déclaré la conseillère nationale Jacqueline de Quattro. "Les réseaux criminels internationaux sont bien là", a relevé la Vaudoise en préambule à la présentation du papier de position "Protégeons la population suisse!". Celui-ci demande des peines de prison fermes, davantage de places de détention et la tolérance zéro pour le trafic de drogue.

A ses côtés, le conseiller d'Etat bernois Philippe Müller ne veut pas que le droit d'asile soit dévoyé "pour couvrir des activités criminelles". Contrôles plus rapides aux frontières, maintien des accords de Schengen et de Dublin menacés par l'initiative de l'UDC "Pas de Suisse à 10 millions!", et renforcement des accords de réadmission figurent aussi parmi les revendications du PLR.

"Cohésion nationale"

Au terme d'un débat nourri, les délégués ont décidé de s'opposer à l'initiative "200 francs, ça suffit!". "Il s'agit de justice fiscale, les produits de la SSR sont de moins en moins consommés", avait pourtant plaidé Jonas Lüthy, président des Jeunes PLR et membre du comité d'initiative. Selon lui, la SSR doit se concentrer sur "une information indépendante", pas produire "tout et n'importe quoi."

"L'initiative impose le même mandat à la SSR - l'information, la formation et le divertissement - tout en réduisant son budget de moitié. Ce ne sera pas possible", a prévenu la conseillère nationale Simone de Montmollin. Mettant en avant la solidarité et la cohésion nationale, la Genevoise a défendu le contreprojet du Conseil fédéral qui plafonne le niveau de la redevance et exonère 80% des entreprises.

Dans la foulée, les délégués ont très largement appelé à voter "oui" à la loi fédérale sur l'imposition individuelle des couples mariés. Objectif: mettre fin à la pénalisation fiscale des couples mariés. Ils ont en revanche refusé, à la quasi-unanimité, l'initiative de la gauche "Pour une politique énergétique et climatique équitable: investir pour la prospérité, le travail et l’environnement".

Contre l'initiative de l'UDC

Le PLR a aussi pris position contre l'initiative populaire "Pas de Suisse à 10 millions!", qui sera en votation le 14 juin. Ce texte, qui demande que la population résidante permanente de la Suisse ne dépasse pas 10 millions de personnes avant l’année 2050, est "contreproductif en matière d'asile et d'immigration", a fustigé le conseiller national genevois Cyril Aellen.

Plus tôt dans la matinée, Ignazio Cassis avait souligné que ni une limitation arbitraire de la population, ni la neutralité érigée en doctrine d'Etat, ni un renoncement à la voie bilatérale ne sont une bonne idée. Estimant qu'il faut agir malgré l'incertitude actuelle, le conseiller fédéral a invité les délégués à "prendre soin de nos structures libérales et démocratiques".

Gagner en 2027

En ouverture de l'assemblée, les coprésidents du PLR, le conseiller aux Etats glaronnais Benjamin Mühlemann et la conseillère nationale st-galloise Susanne Vincenz-Stauffacher ont rappelé que le PLR défend une politique pragmatisme et réaliste. Alors que le Centre vise un second siège au Conseil fédéral, ils ont appelé à la mobilisation pour gagner les élections de 2027.

Les délégués du PLR Suisse n'étaient pas venus au bout du lac depuis 2013. La section genevoise du parti a demandé à pouvoir accueillir cette assemblée pour rappeler que le PLR est le premier parti du canton, mais aussi que Genève est le premier contributeur à la péréquation intercantonale, a indiqué son président Pierre Nicollier.

ATS
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