Le patron de Groupe E a fait son mea culpa au Gouvernement

Le directeur général Alain Sapin s'est excusé auprès du Conseil d'État fribourgeois après ses propos sur l'immigration. L'exécutif n'ira pas plus loin.

L'Etat de Fribourg est l'actionnaire majoritaire de Groupe E. © KEYSTONE

Lors du comptoir de la Glâne, en mai dernier, Alain Sapin avait défendu publiquement l'initiative UDC Pas de Suisse à 10 millions, une prise de position qui avait provoqué des réactions au Grand Conseil. Lors d'un discours, le directeur avait estimé que l’augmentation de la population l’empêchait entre autres de faire ses courses le samedi. Il a aussi déclaré "Je n’ai rien contre les étrangers mais trop c’est trop."

La députée PLR Antoinette de Weck et le député vert François Ingold avaient interrogé l'exécutif sur la liberté de parole des dirigeants d'entreprises liées à l'État. Le canton est l'actionnaire majoritaire de l'énergéticien, ce qui expliquait l'embarras suscité par ces déclarations.

Le Conseil d'État fribourgeois répond aujourd'hui aux parlementaires: Alain Sapin s'est excusé auprès du gouvernement pour ce "faux-pas", qui s'en tient là. "[Ces déclarations][...] ne constituent pas une prise de position de l’entreprise, ni du Conseil d’Etat", estime-t-il dans sa réponse.

L'exécutif renvoie la balle au conseil d'administration de Groupe E, seul compétent selon lui pour juger du comportement de sa direction, et se refuse à tout commentaire sur d'éventuelles sanctions. "Le Conseil d'administration a traité le sujet lors de sa séance du 29 mai 2026." Contacté, Groupe E ne commente pas davantage le dossier.

Frapp - Alexia Nichele
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