L’abattoir de Micarna pourra être construit à St-Aubin

La Préfecture de la Broye valide les permis de construire de sept projets, dont celui de l'abattoir. Les 1820 oppositions ont été rejetées.

La Préfecture de la Broye a délivré 7 permis de construire pour développer le site AgriCo. L'un d'eux porte sur la construction d'un abattoir à volailles. © ECPF

Le développement du campus AgriCo à St-Aubin peut aller de l’avant. Dans un communiqué, la Préfecture de la Broye indique avoir rejeté les 1820 oppositions déposées contre ce projet. Les sept permis de construire relatifs aux infrastructures prévues sur le site viennent d’être délivrés.

Ils concernent notamment la construction d’un abattoir à volailles, d’une station d’épuration régionale, ainsi que d’une plateforme de mobilité avec un parking sur plusieurs étages.

Le préfet écarte l’ensemble des oppositions

Les différents projets avaient été mis à l’enquête en juillet 2024 et janvier 2025. Au total, ils avaient suscité 1820 oppositions, émanant aussi bien de particuliers que d’organisations. Toutes ont été réceptionnées et examinées.

"Nous avons examiné l’ensemble des griefs soulevés et y avons répondu individuellement ", explique le préfet de la Broye, Nicolas Kilchoer.

Les oppositions portaient, selon le préfet, sur des positions idéologiques liées notamment à la consommation de viande, ainsi que sur des questions d’accès au site, de transports, de risques sanitaires et d’intégration du projet dans son environnement.

"Mon rôle est de déterminer si le projet est conforme au cadre légal et à l’affectation de la zone ", résume Nicolas Kilchoer.

Le préfet de la Broye estime que les projets respectent les bases légales, en particulier le plan d’affectation cantonal et la législation fribourgeoise sur les constructions. "Nous n’avions, selon notre analyse, aucun motif légal de refuser ces permis ", indique-t-il.

Une étape importante

Les autorités cantonales saluent, de leur côté, une "étape cruciale" pour le développement du site AgriCo et pour l’économie fribourgeoise.

À terme, les investissements publics et privés annoncés doivent approcher le demi-milliard de francs. Selon les projections liées au développement du site, AgriCo pourrait accueillir plus de 700 emplois d’ici 2029, avec un objectif de 1600 à plus long terme. Les infrastructures sont conçues pour répondre aux besoins du site pour les 40 prochaines années.

Greenpeace réagit

Cette levée des oppositions ne satisfait toutefois pas Greenpeace Suisse, qui s’engage depuis 2022 pour empêcher la construction de cet abattoir de volaille par l’entreprise Micarna, filiale du groupe Migros.

Pour elle, ce projet va "à l’encontre de toutes les recommandations pour lutter contre le réchauffement climatique et la crise de la biodiversité". Dans un communiqué, l'ONG annonce qu’elle va analyser les modalités du permis et se prononcera ensuite sur un éventuel recours.

RadioFr. - Lauriane Schott
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