Philippe Demierre: "Les choses n'ont absolument pas traîné"

A Chiètres, l'incendie d'un car postal a fait au moins 6 morts dans la nuit de mardi à mercredi. Interview du président du gouvernement fribourgeois Philippe Demierre.

"Je veux vraiment rassurer la population fribourgeoise, que les moyens sont mis en place et que nous disposons actuellement de très bonnes structures à ce niveau-là", affirme le président du gouvernement Philippe Demierre. © KEYSTONE

Philippe Demierre, un mot sur ce qu'il s'est passé hier soir.

Je suis vraiment très tristé par le drame d'hier soir de Chiètres. C'est vraiment une catastrophe ce qui s'est passé. Je tiens vraiment à présenter toute ma sympathie aux personnes qui ont perdu un être cher et tout mon réconfort et mon soutien pour les personnes qui sont également blessées dans ce drame.

Vous avez été en lien avec les familles?

Les familles ont été prises en charge déjà hier soir et sont prises en charge encore maintenant par des unités spécialisées de psychologues. Le canton de Fribourg dispose d'une unité qui est très efficiente à ce niveau là. Personnellement, je n'ai pas contacté les familles, mais elles sont prises en charge. Tout a été fait dans l'ordre.

Il y aura des cellules qui seront mises en place pour les personnes qui auraient vu le drame, qui auraient perdu un être cher ou des personnes blessées.

Vous savez combien de familles sont touchées?

Actuellement, il est difficile de s'exprimer sur ce nombre. Il y a eu peut-être des personnes dans le bus qui ont pu sortir.

En janvier, Crans-Montana. Voilà ce drame qui s'y rajoute...

Personnellement, je suis aussi très, très affecté par ce qui se passe avec le drame de Crans-Montana. Et Chiètres hier soir... Tout ce que je peux dire, c'est que les autorités fribourgeoises, ainsi que toutes les instances de sauvetage d'urgence et autres, fonctionnent à merveille. On a des prises en charge qui se font immédiatement.

Je veux vraiment rassurer la population fribourgeoise, que les moyens sont mis en place et que nous disposons actuellement de très bonnes structures à ce niveau-là.

Vous avez parlé d'un groupe de travail. Qu'est-ce que vous êtes en train de faire précisément?

On est réuni à la police cantonale avec tous les acteurs et actrices qui peuvent répondre aux questions, que ce soit tous les feux bleus: donc les polices, les pompiers, les ambulances, ainsi que le personnel qui travaille pour les enquêtes d'identification. Il y a également le préfet du lac, mon collègue Romain Collaud. On est une quinzaine de personnes qui travaillons pour établir les choses et préparer les événements suivants.

Comment vous avez été avertis?

La police a informé mon secrétariat général qui m'a tout de suite donné l'information. C'était immédiatement après le drame. Les choses n'ont absolument pas traîné.

RadioFr. - Nathan Clément / Yann Girard
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