Chèvrexpo: 393 chèvres se disputent le titre de championne

Ce samedi 4 avril, Espace Gruyère a accueilli la 18e édition de Chèvrexpo. Cette année, l’événement a battu son record de participation avec 393 chèvres en lice.

Près de 400 chèvres ont défilé devant les yeux aiguisés des trois juges de Chèvrexpo. © Frapp
Près de 400 chèvres ont défilé devant les yeux aiguisés des trois juges de Chèvrexpo. © Frapp
Près de 400 chèvres ont défilé devant les yeux aiguisés des trois juges de Chèvrexpo. © Frapp
Près de 400 chèvres ont défilé devant les yeux aiguisés des trois juges de Chèvrexpo. © Frapp
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Ce samedi 4 avril, les chèvres étaient à l’honneur à Espace Gruyère. À l’occasion de la 18e édition de Chèvrexpo, des éleveurs venus de toute la Suisse ont présenté leurs plus beaux animaux.

Cette édition marque un record, avec pas moins de 393 chèvres en compétition pour le titre de championne. La majorité des animaux appartient aux races Chamoisée (brunes), Gessenay (blanches) et Toggenbourg (beiges).

Plusieurs chèvres se sont distinguées en remportant le titre de championne de race dans leurs catégories respectives. Chez les Gesseney, Knubelfarm Toni ZITA de Jeannette Krummenacher-Fankhauser à Schüpfheim qui s'est imposée. Du côté des Toggenbourg, c’est la chèvre nommée NÜSSLI, élevée par Anja Meichtry à Wilderswil qui a été couronnée. Pour la race Chamoisée, la championne de race est EVI, de Cindy et François Menoud du Sépey. Enfin, chez les Grisonnes à raies, la championne de race est DARIA, élevée par Reto Ochsner à Oberhallau.

Le concours du meilleur jeune éleveur a sacré Severin Krummenacher de Schüpfheim. Timéo Menoud, originaire du Sépey, a décroché la deuxième place, suivi de près par Laurine Demierre de Grattavache, qui complète le podium.

Du côté des collections, c’est Dino Balestra de Savognin, qui s’est imposé lors de Chèvrexpo 2026. Il devance Philipp Röösli de Bramboden, arrivé deuxième, et Elias Elias d’Ebnet, qui a pris la troisième place.

Les informations concernant les championnes du pis et junior sont à retrouver sur le site de Chèvrexpo.

Qu’est-ce qui fait d’une chèvre une véritable GOAT ?

En l’espace d’une journée, Espace Gruyère s’est transformé en une véritable chèvrerie. Dans une ambiance à la fois vivante et naturelle, certaines chèvres se baladaient, broutaient ou se reposaient, tandis que d’autres entraient en compétition dans l’un des trois rings.

C’est dans ce contexte que Nicolas Bapst, éleveur à La Roche et habitué de Chèvrexpo, explique comment une chèvre peut accéder au statut de "GOAT" (Greatest of All Time). Pour l’éleveur fribourgeois, tout se joue sur la durée: "On les prépare, il faut beaucoup les promener, beaucoup les brosser, c’est tout un entretien sur l’année". Un investissement partagé par Frédéric Liaudat, éleveur à Besencens, qui évoque un travail quotidien rythmé par la traite, matin et soir.

Sur les rings, l’évaluation est rigoureuse. Les juges s’appuient sur cinq critères principaux. Pour espérer l’emporter, les chèvres doivent respecter le standard de leur race et présenter des qualités morphologiques marquées: être grandes, longues et profondes. À cela s’ajoute une harmonie entre le pis, les membres et les trayons. "Il faut que les trois soient à peu près de valeur égale, mais le pis reste déterminant", précise Ferdinand Bergmann, l’un des trois juges de cette édition.

Test
Des chèvres défilent, scrutées avec attention par Ferdinand Bergmann.

Avec près de 400 chèvres à évaluer, Ferdinand Bergmann observe par ailleurs "une nette augmentation du niveau", en particulier chez les animaux plus âgés.

Au-delà de la compétition, Chèvrexpo constitue aussi un moment d’échange entre éleveurs. "C’est un moyen de se mesurer aux autres, de voir où l’on en est", souligne Frédéric Liaudat, qui insiste également sur l’importance du partage d’expérience. Le concours fait ainsi office de véritable vitrine pour les élevages.

Frapp - Yann Roulin
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