Ces bénévoles qui regardent tous les matchs des Dragons
André Neuhaus est le responsable vidéo des Dragons depuis de nombreuses années. Rencontre avec ce passionné qui ne compte pas ses heures.

Dans la grande famille Gottéron, il y a les Dragons qui sont sous les feux des projecteurs, comme les joueurs. Mais il y a aussi les travailleurs de l’ombre, dont le travail est très important. C’est le cas d’André Neuhaus. Le responsable vidéo de Fribourg-Gottéron est le passionné de la semaine dans notre émission Ici, c’est Fribourg.
Vous êtes le responsable de l’équipe vidéo de Fribourg-Gottéron. Concrètement, votre job, c’est quoi?
Il s’agit, sur le film du match, de marquer des séquences bien définies, bien terminées. Ces séquences sont ensuite envoyées en direct sur un iPad que Lars Leuenberger manipule sur le banc. Il peut ainsi revenir très vite à une séquence, montrer des choses aux joueurs, revoir une séquence pour lui, etc. Après, on donne encore un petit coup de main à David Aebischer lorsqu’il s’agit de déterminer s’il y a matière à faire un coach challenge, notamment pour les hors-jeu.
C’est vraiment uniquement pour le match ou, par exemple, en play-off, si on tombe sur Davos en finale, on ressort toutes les vidéos pour l’analyse?
Effectivement, il y a une partie qui se fait en direct pendant le match, mais, de temps à autre, ils vont piocher des séquences bien définies qu’on a marquées. Ils peuvent en faire des montages si on veut montrer une phase de jeu bien précise ou travailler justement sur le prochain adversaire. Donc, ça nous est aussi utile entre les matchs.
On a tous des jobs à côté, on fait ça vraiment par passion.
On est vraiment sur l’aspect technique. Ce n’est pas vous qui allez analyser la technique défensive d’une équipe?
Exactement. On est un peu des cas à part dans la ligue parce que beaucoup d’équipes emploient des professionnels. Il y a quelques équipes qui ont, par exemple, le coach des gardiens qui effectue ce travail et qui fait l’analyse lui-même.
Nous, on est des amateurs. On a tous des jobs à côté, on fait ça vraiment par passion. L’analyse des images, c'est plutôt les assistants coach qui la font, le coach utilisant le travail qu’on effectue pendant le match.
Comment devient-on finalement responsable vidéo de Gottéron en tant que bénévole?
J’ai commencé à travailler à la table de chronométrage il y a une trentaine d’années. Ça ne me rajeunit pas. Et puis c’est la 22e saison où je suis dans le staff de la première équipe.
On est quatre dans l’équipe et on est tous capables de faire le même travail. On se répartit les matchs sur une saison. On peut compter sur le soutien de nos employeurs, qui sont très compréhensifs. Mais toutes les heures qu’on accorde à Gottéron quand on n’est pas au travail, on doit les rattraper.
Toutes les heures qu’on accorde à Gottéron quand on n’est pas au travail, on doit les rattraper.
Cela dit, c’est un plaisir de faire ça. Je ne le ferais pas depuis si longtemps si je n’en retirais pas du plaisir. C’est vraiment sympa de pouvoir faire partie de l’aventure, d’être un peu à l’intérieur de l’équipe. On tisse aussi des liens avec certains joueurs, des dirigeants et les entraîneurs. C’est avant tout la passion qui nous permet de consacrer tout ce temps à l'équipe.
On voit un passionné. Qu’est-ce que Gottéron représente pour vous, pour vous investir autant?
Depuis tout petit, j’étais fan. J’étais dans les gradins et puis, après, j’ai eu cette chance de pouvoir intégrer un petit peu le club, de voir un peu plus ça de l’intérieur. Ça fait partie de ma vie, c’est comme ça.
Je pense que je ne suis pas un cas à part. Gottéron, pour les Fribourgeois, vous allez en trouver beaucoup comme moi qui ont cette passion.


