Véhicules de l'armée brûlés à Grolley: un homme condamné
Le procès d'un Fribourgeois de 30 ans a eu lieu lundi matin. Il avait préparé des engins incendiaires entre 2020 et 2024. Retour sur cette affaire.

Engins incendiaires à Léchelles, véhicules militaires en flammes à Grolley, domicile perquisitionné à Courtepin: les pièces d'un puzzle assemblé entre 2020 et 2024 mènent toutes au même homme. Il a été condamné lundi pour dommages à la propriété et incendie intentionnel.
Souvenez-vous, ces affaires avaient beaucoup de bruit. En juin 2020, un colis suspect est retrouvé sur le parking d'un immeuble à Léchelles. 70 riverains doivent évacuer leur domicile: 30 policiers et 40 pompiers sont mobilisés. L'engin incendiaire ne s'est pas déclenché, personne n'a été blessé.
Quatre ans plus tard, il s'attaque à l'armée
Quatre ans plus tard, l'homme frappait cette fois à Grolley, à la base logistique de l'armée. Il découpe un treillis, pénètre de nuit dans l'enceinte et place deux engins incendiaires sur deux "Duro" de l'armée suisse.
Un de ces engins se déclenche au petit matin. Les flammes endommagent les deux véhicules. Cette nuit-là, quand il rentre chez lui sur moto, il attire l'attention de la police. Il prend la fuite et force un barrage de police. Il est finalement arrêté un peu plus tard.
Un arsenal découvert à son domicile
A Courtepin, lors de la perquisition du domicile de ce Fribourgeois, aujourd'hui âgé de 30 ans, les policiers découvrent cinq dispositifs incendiaires artisanaux, des boîtiers de mise à feu, ou encore un bocal avec de la poudre noire.
Pour des raisons de sécurité, deux immeubles le long de la route des Marais sont évacués, soit neuf personnes et deux chiens.
"Ma bipolarité n'était pas traitée, je voyais tout noir"
Pourquoi cet homme a-t-il posé ces engins incendiaires? La question n'a pas été abordée lundi matin. Mais le Lacois a accepté sa peine: 18 mois de prison et quelques milliers de francs d'indemnité à payer.
Lundi matin, il a répondu très clairement à toutes les questions, habillé tout en noir, les cheveux longs, il a expliqué: "Ma bipolarité n'était pas traitée, je voyais tout noir. Aujourd'hui, avec la médication, cela enlève mes idées extrêmes."
Aux moment des faits, il souffrait également de dépression. L'homme est actuellement toujours en détention et traité pour sa maladie.


