Une start-up fribourgeoise cultive son succès jusqu’au Koweï
La start-up Hyswiss, installée à Blue Factory décroche un contrat au Koweït grâce à un prototype permettant de faire pousser des salades dans l’eau.
L’innovation agroalimentaire fribourgeoise s’exporte à l’international. Une start-up installée à Bluefactory, à Fribourg, vient de décrocher un contrat d’envergure au Koweït grâce à un prototype permettant de faire pousser des salades… dans l’eau.
Lorsqu’on pense à la culture de salades, on les imagine généralement dans la terre d’un potager. Chez Hyswiss, la start-up fondée par Louis Belloin, le principe est tout autre. Les salades y poussent hors-sol, grâce à un système ingénieux. « On utilise de grands bassins d’eau et, sur la longueur, on pose des rails. En travers de ces rails, on installe des supports de salades », explique le directeur de la start-up.
Cette technique permet de produire des salades toute l’année, tout en réduisant la consommation d’eau jusqu’à 80 % par rapport à une culture traditionnelle. Si le principe de la culture hors-sol n’est pas nouveau, le véritable défi réside dans les coûts. Sur ce point, la jeune entreprise fribourgeoise a su se démarquer en combinant deux technologies existantes pour créer un système à la fois simple et flexible. « Les producteurs veulent faire de l’argent et la salade est un produit qui ne coûte pas cher », souligne Louis Belloin.
Fondée il y a cinq ans, Hyswiss voit aujourd’hui son activité prendre de l’ampleur. La start-up a notamment remporté un chantier d’un hectare au Koweït, une réussite saluée par la Promotion économique du canton de Fribourg, qui soutient le projet depuis ses débuts. « Le canton de Fribourg se positionne fortement dans tout ce qui est bioéconomie », explique Jerry Krattiger, directeur de la Promotion économique.
Cette innovation pourrait aussi profiter au marché local. Plusieurs maraîchers fribourgeois ont déjà manifesté leur intérêt pour cette technologie, et des projets sont actuellement à l’étude. À l’avenir, des salades produites grâce à cette innovation pourraient bien se retrouver dans les assiettes de la région


