Fête romande de lutte suisse: une première en pleine ville
La Fête romande de lutte suisse se déroulera les 24 et 25 juillet sur la Place du fair-play, entre la BCF Arena et Saint-Léonard. Une première qui bouscule les habitudes de ce sport traditionnel.

Les ronds de sciure ne seront pas installés dans un champ, mais entre la BCF Arena et la salle Saint-Léonard. Les 24 et 25 juillet, la Fête romande de lutte suisse prend ses quartiers sur la Place du fair-play, un choix qui a d'abord surpris, avant de séduire.
Habituellement, les fêtes de lutte suisse se déroulent à la campagne, dans un pré ou au cœur d'un village. Cette année, les quelque 120 lutteurs attendus s'affronteront en pleine ville, sur une place goudronnée. Un changement qui n'a pas laissé le milieu indifférent.
"Au début, il y avait un certain scepticisme. Beaucoup nous disaient: "Vous êtes fous, vous n'allez pas faire ça sur du goudron!"", raconte Frédéric Mauron, président du comité d'organisation.
Une arène... sur du goudron
Pour recréer l'ambiance traditionnelle, les organisateurs vont recouvrir la place d'un terrain synthétique. Les ronds de sciure y seront installés pour accueillir les amateurs de «Kurz» ou de «Gammen».
Ce choix apporte aussi son lot de défis. "On ne peut évidemment pas lutter sur du goudron. Il faut installer toute une infrastructure en veillant aussi à la santé des lutteurs. C'est une organisation très différente d'une fête en campagne."
Malgré ces contraintes, le président y voit une occasion de faire évoluer l'image de la discipline. "La lutte doit aussi s'ouvrir à d'autres publics. Organiser une fête dans un endroit comme celui-ci, c'est une belle promotion pour notre sport."
La lutte féminine à l'honneur
Autre évolution des mœurs: la place grandissante des femmes dans une discipline longtemps réservée aux hommes. La journée du samedi sera entièrement consacrée aux lutteuses, tandis que les hommes entreront dans les ronds de sciure dimanche.
"Il reste encore du chemin pour atteindre le niveau de développement des hommes", reconnaît Frédéric Mauron. "Mais la Suisse romande occupe une place importante dans la lutte féminine." Le président rappelle d'ailleurs qu'il y aura cette année davantage de fêtes féminines en Suisse romande qu'en Suisse alémanique.
Les 24 et 25 juillet, ce seront donc près de 120 lutteurs et lutteuses qui se retrouveront à Fribourg. Une fête romande qui promet de conserver les traditions de la lutte suisse, tout en montrant qu'elles savent aussi évoluer.


