Premier bilan positif pour le taser à Fribourg

Depuis septembre dernier, les patrouilles de la police mobile sont équipées d’un taser. Il a été utilisé plus d’une dizaine de fois par les agents.

Les agents de la police mobile doivent suivre une formation sur l'utilisation du taser. © Police cantonale fribourgeoise

Les policiers fribourgeois ont bien intégré leur nouvelle arme non létale. En un peu plus d’un an, le taser a été utilisé 12 fois par des agents de la police mobile. Il sert à délivrer une décharge électrique pour aider à interpeller un suspect agressif ou menaçant.

Chaque utilisation du taser sur le terrain est répertoriée. Il a servi cinq fois à tirer sur une personne pour l’appréhender. Dans sept autres cas, il a permis de désamorcer la situation grâce à son effet dissuasif. Lorsque l’arme est sortie de son étui, elle émet une lumière et un son strident, en plus des sommations des policiers.

Le commandant ad interim de la police fribourgeoise Gallus Risse est plus que satisfait par le dispositif. "Le taser est très efficace sur le plan dissuasif. On arrive à intervenir à distance, sans recourir à la force physique, et l'arme n'est pas létale."

Face à un couteau

Quand un suspect reçoit une décharge, il est interpellé, puis une ambulance est appelée sur les lieux pour un contrôle médical. À ce jour, aucune blessure n'a été signalée suite à l'utilisation du taser.

"C’est un moyen de contrainte supplémentaire entre le bâton tactique et l'arme de service", apprécie Gallus Risse. Il est utilisé lorsqu'un suspect est violent ou armé d'un couteau. 

 Pour le moment, seuls le groupe d'intervention ainsi que les patrouilles de police mobile sont équipés d'un pistolet à impulsion électrique dans le canton de Fribourg. À l'avenir, le comandant ad interim souhaiterait étendre son utilisation à la police de proximité. Seulement, cette arme et la formation qui l'accompagne sont relativement coûteuses. 

Frapp - Nathan Gendre
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