UBS doit relever ses fonds propres

Le Conseil fédéral valide son tour de vis pour les banques d'importance systémique. Celles-ci devront couvrir l'intégralité des participations dans les filiales étrangères. Le Parlement pourra se pencher dessus dès l'été sur cette loi qui vise en particulier l'UBS.

La conseillère fédérale Karin Keller-Sutter, à droite, et Daniela Stoffel, secrétaire d'État aux questions financières internationales (SIF), à l'issue d'une conférence de presse du Conseil fédéral consacrée à la modification de la loi sur les banques (exigences de fonds propres pour les participations étrangères dans la maison mère des banques d'importance systémique) et à la modification de l'ordonnance sur les fonds propres, le mercredi 22 avril 2026 à Berne. © KEYSTONE

Le gouvernement veut éviter une nouvelle faillite dans le secteur bancaire. Actuellement, l'UBS, unique banque too big to fail de Suisse, ne dispose pas de fonds propres suffisants pour pallier une éventuelle faillite.

Le projet soumis au Parlement prévoit que les banques d'importance systémique couvrent entièrement, au moyen de fonds propres de base durs, la valeur comptable des participations qu'elles détiennent dans des filiales étrangères.

La nouvelle réglementation réduira la probabilité d'une procédure de liquidation ou une intervention de l'Etat. Et le risque qui pèse sur les contribuables. Cela oblige l'UBS à renforcer fortement les fonds propres de première catégorie à hauteur de 20 milliards de dollars, selon le Conseil fédéral.

ATS
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