Rencontre avec Théo Karlen, karatéka fribourgeois

Le Fribourgeois vise un podium aux championnats d'Europe à Chypre. Compétition prévue ce week-end, en même temps que son 18e anniversaire!

Théo Karlen au Dojo de Beaumont, à Fribourg, juste avant son départ pour Chypre. © Frapp

Un podium serait pour Théo Karlen le plus beau des cadeaux. Le Fribourgeois fêtera ses 18 ans à Chypre dimanche, où il se trouve depuis mercredi pour les championnats d'Europe de karaté. Depuis sa première participation à cette compétition en 2022, il a déjà fini deux fois à la cinquième place et une fois à la septième place. "Ce podium me tient tellement à coeur. J'aimerais vraiment pouvoir accéder à l'une des trois premières places", explique le jeune karatéka. 

Ce sera aussi la dernière fois qu'il peut concourir chez les U18 et moins de 68 kg. Une catégorie où il figure en sixième position au niveau mondial. Que lui a-t-il manqué lors des précédentes éditions? "Lors de ma première participation en 2022, j'étais juste débordé. Je me souviens encore de cette petite finale où tous les regards étaient braqués sur nous... Mais j'ai beaucoup travaillé pour améliorer mon mental. Je suis beaucoup plus confiant et j'ai l'impression que je peux aller encore plus loin", analyse Théo Karlen, avec beaucoup de maturité. 

A quelques heures de son départ de Tavel pour Chypre, nous l'avons rencontré au Dojo de Beaumont à Fribourg et il semble effectivement très serein. "Le stress commence à monter un petit peu, mais on s'est entraîné très dur ces dernières semaines, ces derniers mois et ça aussi, ça commence à se faire sentir", dit-il en souriant. 

Ces derniers jours, le karatéka a clairement mis l'accent sur sa préparation au championnat. Mais en temps normal, il consacre aussi du temps à ses études. En plus de ses 15 heures d'entraînement par semaine, Théo Karlen étudie au collège Neufeld à Berne. Parfaitement bilingue, il est en troisième année de ce cursus sport-études et obtiendra son bac dans deux ans. 

Enfant, Théo Karlen avait le rêve de devenir un ninja, comme dans sa série préférée à la télévision "Ninjago": "A six ans, je me suis dit: je deviens ceinture noire, puis je passe au judo et à d'autres arts martiaux pour devenir le parfait maître ninja. Mais finalement, je suis resté au karaté car j'ai adoré ce sport très respectueux, sans contact, qui permet de combattre sans se blesser et... sans finir avec Alzheimer à 30 ans". 

Ce dimanche, le karatéka fêtera son passage à l'âge adulte, avec peut-être une finale ou une petite finale. On lui souhaite déjà un très joyeux anniversaire, et, on l'espère, une belle place sur le podium! 

RadioFr. - Isabelle Taylor
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