Suisse - Suède en chiffres: (large) avantage aux Helvètes

L'équipe de Suisse de hockey sur glace affronte la Suède en quart de finale. A en croire les statistiques, large avantage aux Suisses.

La Suisse et la Suède se retrouvent jeudi soir à 20:20 en quart de finale. © KEYSTONE

Battre la Finlande, terminer première de son groupe et retrouver la Suède jeudi soir pour un quart de finale de tous les dangers, voilà ce qu'a accompli la Suisse en ce mardi 26 mai. Elle a pris sa revanche des JO et va défier sa bête noire. Mais si elle parvient à battre les Scandinaves, elle pourrait avoir une demi-finale plus évidente contre le vainqueur de Lettonie-Norvège! Mais nous n'en sommes pas encore là.

Pour patienter (et se rassurer?), les chiffres de cette première partie de tournoi sont à l'avantage des joueurs de Jan Cadieux. Hormis la quatrième place de la Suède contre la première de la Suisse, les joueurs locaux ont été meilleurs dans les buts marqués (39 pour la Suisse contre 27 Suède), les buts encaissés (7 pour la Suisse contre 16 pour la Suède) ou même l'efficacité en infériorité numérique (92,9% pour la Suisse contre 73,7).

A contrario, le duel est plus équilibré entre les deux équipes en termes de supériorité numériques (34,8% pour la Suisse contre 33,3% pour la Suède).

"Je me f... de l'historique"

Alors, bête noire ou pas? Depuis que la Suisse a rejoint l'Euro Hockey Tour en 2022 après l'éviction de la Russie, elle a affronté 17 fois la Suède. Le bilan? 15 succès suédois pour deux maigres victoires helvétiques à Helsinki en novembre 2024 (4-3 tab) et à Stockholm en février 2025 (2-1 ap).

Au Championnat du monde, depuis 2003, il y a eu 17 confrontations entre les deux nations. Il y a eu un nul (4-4) en 2006, quand cette option existait encore, et sinon deux succès suisses pour 14 défaites. Les deux victoires datent de 2008 à Québec (4-2) et en poule en 2013 à Stockholm (3-2).

Le moins que l'on puisse dire, c'est que Jan Cadieux n'accorde pas trop d'importance à ces statistiques: "A la fin, je me f... de l'historique. Ce qui s'est passé avant, on ne peut pas le changer. On se concentre sur nous et ce que l'on peut contrôler, c'est notre préparation et comment on veut jouer. Il reste huit équipes et ce sont toutes de très bonnes formations qui sont capables de faire quelque chose. Alors peu importe l'équipe contre qui on joue."

Pas de sentiment de revanche

Le discours du sélectionneur n'a pas changé d'un iota. Que ce soit après les victoires contre les Etats-Unis, la Lettonie, l'Autriche, la Hongrie ou la Finlande, le fils de Paul-André n'avait qu'un mot en français, en allemand ou en italien: grandir. Progresser en tant qu'équipe, faire le dos rond lorsque tout ne se passe pas comme prévu et, comme il est écrit dans le vestiaire, faire en sorte que chaque présence compte.

Le 30 avril dernier à Jonköping en préparation, la Suisse avait été écrasée 8-1 par la Suède. Quelques jours plus tard à Angelhölm, elle s'était inclinée 3-0. Existe-t-il un sentiment de revanche dans le vestiaire helvétique? "Non, juge Damien Riat. Je pense que dans les deux équipes, il y a eu quand même passablement de nouveaux joueurs qui ont été intégrés. Donc au final, ils ont une équipe améliorée, nous aussi. Alors le meilleur gagnera."

Excellent face à la Finlande, Nico Hischier est l'un des rouages essentiels de cette sélection helvétique. Rompu à la pression inhérente à la NHL, le Haut-Valaisan est naturellement prêt pour le défi qui s'annonce. "On essaie simplement d’être dans l’instant, conclut-il. Evidemment, il y a beaucoup de pression, mais on essaie de profiter du moment, de se préparer du mieux possible et de tout donner. Au final, c’est tout ce que l'on peut faire."

ATS / RadioFr. - Nathan Clément / ATS/SDA
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