Solution à deux Etats confirmée au Parlement
La Suisse doit continuer à s'engager activement en faveur de la solution à deux Etats dans le conflit israélo-palestinien. Le National a adopté jeudi, par 120 voix contre 66, une motion socialiste du Conseil des Etats en ce sens.

Une solution au conflit doit se baser sur les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité de l'ONU, à savoir le retrait d'Israël des territoires palestiniens occupés en 1967 lors de la guerre des Six Jours et le respect de la sécurité d'Israël, demande le sénateur Carlo Sommaruga (PS/GE), à l'origine du texte.
Le motionnaire demande aussi que la Suisse se joigne activement à un Etat ou un groupe d'Etats qui lanceraient un tel processus. Il souhaite encore que Berne promeuve le pays ou la Genève internationale comme lieu de négociations.
"Les droits fondamentaux des Palestiniens continuent d'être violés, tant dans la bande de Gaza qu'en Cisjordanie", a déclaré Laurence Fehlmann Rielle (PS/GE) pour la commission. Il convient d'agir au vu de cette "situation préoccupante et instable". La Genevoise a encore regretté que le gouvernement israélien continue de rejeter la solution à deux Etats et de soutenir les colonies de peuplement.
Le Conseil fédéral était d'accord. La solution à deux Etats constitue la base de la paix et de la sécurité durable au Proche-Orient, a estimé le ministre des affaires étrangères Ignazio Cassis. Il a rappelé les efforts de paix au niveau multilatéral en cours auxquels Berne participe. Il a encore répété que la Suisse met ses bons offices à disposition des parties.
L'UDC a fait cavalier seul dans son opposition. Erich Vontobel (UDF/ZH) a demandé de respecter la neutralité helvétique et de ne pas participer à un processus international qui ne recueille pas l'aval de toutes les parties.
Meilleur accès humanitaire
Dans la foulée, le National a approuvé une autre motion du Conseil des Etats, par 126 voix contre 62. Dans son texte, le sénateur Pascal Broulis (PLR/VD) demande que le Conseil fédéral s'engage au sein de l'ONU en faveur d'un accès humanitaire rapide et sans entrave à la bande de Gaza, ainsi que le plein accès à toutes les personnes détenues, y compris les otages.
La situation humanitaire à Gaza reste très critique, a relevé Laurent Wehrli (PLR/VD) pour la commission. La Suisse, en tant qu'Etat dépositaire des Conventions de Genève, doit faire respecter les obligations du droit international humanitaire par toutes les parties au conflit.
Le gouvernement était aussi d'accord. Il continuera à s'engager en ce sens, a promis M. Cassis.
L'UDC était à nouveau opposée. Elle trouvait la motion dépassée puisque le Conseil fédéral agit déjà en la matière. De plus, M. Vontobel a remis en question les violations du droit humanitaire à Gaza.


