Sion sous les étoiles est lancé

Quelque 45’000 personnes sont attendues à Sion sous les étoiles dès jeudi et pour trois jours. Le festival, qui se présente sous une édition raccourcie cette année en raison de la Coupe du monde de football, met à l’honneur la chanson française.

Julien Doré a séduit le public à Sion sous les étoiles jeudi. © KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT

Cette 11e édition est exceptionnellement concentrée sur trois jours. Le pari est tout de même gagné, a relevé auprès de Keystone-ATS le directeur du festival Michael Drieberg. Même si "c’est toujours stressant. Avec un festival plus court, les coûts de production sont les mêmes. On économise seulement sur les (cachets des) artistes."

Heureusement, l’évènement a écoulé ses quelque 15’000 billets par soirée. Près de 3000 l’ont d’ailleurs été la semaine dernière seulement, la météo caniculaire ayant peut-être retardé la prise de décision des gens.

Les montages, qui ont mobilisé jusqu’à 200 personnes, ont eux aussi pris une teneur particulière cette année: "On n’a jamais eu ça, constate Michael Drieberg. Même avec des gants, les mains brûlaient. J’ai fait applaudir toute l’équipe à la fin."

Des gouttes passagères

Jeudi à l’ouverture, le ciel ombragé protégeait quelque peu les festivaliers et festivalières qui, pour beaucoup, profitaient de la pelouse encore (très) verte du terrain de foot. Ce n’est qu’après 20h30 qu’est arrivé "Sion sous la pluie."

Quelques pèlerines, chapeaux et bonne humeur ont suffi à protéger le public de l’orage passager. Julien Doré, lui, s’est fait attendre. L’auteur-compositeur et interprète français a "peut-être souhaité protéger son brushing" - comme l’a glissé avec humour une spectatrice - et a commencé son concert avec près de 45 minutes de retard.

L’ont précédé pour ces concerts de lancement Vitaa et Luiza. Christophe Maé - qui "à chaque fois met le feu" avec son authenticité - s’est vu donner le rôle de point final de ce premier jour. Sous la présence imposante de la Cathédrale de Valère et du Château de Tourbillon, chacun a livré sa version de la pop: folk populaire, électro-rétro, R&B ou tropicale.

Deuxième jour, le meilleur?

Le vendredi semble être le jour le plus attendu, puisqu’il est le premier à avoir affiché complet. Et "le phénomène Gims" y est certainement pour quelque chose.

Lors de sa venue l’année dernière, de nombreuses personnes avaient été déçues... Car elles n’avaient pas dégotté une entrée. "Il n’y a pas beaucoup d’artistes que l’on peut programmer deux fois de suite", raconte le directeur du festival. "La particularité de Gims, c’est qu’il sort un nouveau son chaque mois. Le concert n’est jamais le même. Je suis sûr que l’on peut en refaire un et il sera plein", poursuit-il.

À ses côtés sur l’affiche du deuxième jour, Louane, Marine et Jeanne Cherhal. De quoi réjouir Michael Drieberg: "C’est une fierté: nous sommes le seul festival suisse à avoir une parité hommes-femmes."

Un show inédit pour un festival

L'événement musical sédunois conclura en beauté, avec Stephan Eicher, David Carreira - qui remplace Umberto Tozzi -, Superbus et le pianiste valaisan Loris Mittaz. Le show de la Star Academy vient compléter cette programmation. C’est la première fois que sa tournée foule la scène d’un open air suisse, pour le plus grand plaisir des amateurs et amatrices de "l’ambiance karaoké" où chacun peut chantonner les tubes joués.

Pour l’anecdote, il aura fallu attendre jeudi pour que les organisateurs soient certains que Julien Doré et Gims - deux artistes qui ont chacun vendu plus d’un million de billets, une autre "fierté" - puissent déployer leurs effets de scène. Malgré l’interdiction de faire du feu en vigueur sur le territoire cantonal - et sous strict respect des mesures de prévention et de sécurité d’usage - leurs machines à flammes peuvent embraser la nuit.

L’édition 2026 de Sion sous les étoiles, c’est 13 concerts sur 3 jours. Et 33 stands de nourriture.

ATS
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