On débarque chez vous: Le Pâquier
Notre série d'été démarre ce lundi au Pâquier. Alexia Nichele et Maëlle Robert sont allées à la rencontre de ses habitants.

RadioFr. débarque chez vous tout l'été
Cet été, la rédaction de RadioFr. reprend la route avec sa série "On débarque chez vous": du 13 juillet au 14 août, du lundi au vendredi, nos journalistes découvrent en direct à 8h15 la commune fribourgeoise tirée au sort où ils passeront la journée. Sans programme préparé à l'avance, ils partent à la recherche des personnalités, lieux insolites et histoires locales qui font vivre la commune, au fil des rencontres. L'aventure est à suivre chaque matin dès 8h15, en story Instagram, dans nos journaux de 12h et 17h, ainsi que dans un article quotidien. Ce lundi, place au Pâquier, en Gruyère!
Le village en 30 secondes
• Habitants: environ 1450
• District : Gruyère
• Particularité : à mi-chemin entre Bulle et le village de Gruyères, flanqué dans les contreforts du Moléson
• Fierté locale: la vue panoramique sur le Moléson (et sur les autres sommets gruériens) et le village de Gruyères, sa Jeunesse (très dynamique)
• Ce que les habitants adorent: le côté paisible et presque isolé de la commune, tout en ayant une vraie vie de village, des commerces et une quinzaine de sociétés locales actives.
• Ce qui manque encore: une pharmacie, une place de village plus animée, des logements pour les nouvelles familles qui veulent s'y installer
• Le truc qu’on ne sait pas sur le village: il compte une source d'eau sulfureuse ; son église a des vitraux d'Emile Aebischer dit "Yoki" ; ses habitants sont surnommés "les ânes".
Le visage du jour
Luc Pasquier, 73 ans, retraité, cofondateur du premier club de foot du Pâquier, fait partie des familles historiques qui portent le nom du village
Cet amateur de randonnées nous reçoit chez lui, à 800 mètres d'altitude, sur sa terrasse qui fait face aux sommets gruériens, dont il égrène les noms: La Berra, le sommet de Vounetz, la Dent de Broc, la Dent du Chamois, la Dent de Folliéran, le Vanil Noir...
Il a grandi dans ce village avec ses neuf frères et soeurs, à aller jouer dans la nature, à une époque où le village comptait à peine 450 habitants et où les classes allaient de 7 à 16 ans. Ses souvenirs d'enfance" "Une merveille, et beaucoup de liberté".

Son père a été syndic de Pâquier pendant 35 ans. Mais lui n'accroche pas à ce monde politique-là et à son fonctionnement. Il préfère s'engager dans les sociétés locales. A la fin des années 60, il fonde la première équipe et crée un terrain de foot "à partir d'une simple champ". Il s'engage aussi dans la fanfare du village, et le ski-club.
Aujourd'hui, il a deux enfants, adultes, et un petit-fils et joue désormais à la pétanque. Il apprécie l'esprit de village qui a perduré au Pâquier, même si le nombre d'habitants a triplé depuis 1960.
"A un moment donné, il y avait les deux noyaux, les anciens et les nouveaux habitants, sans beaucoup de mélanges. Aujourd'hui, les nouveaux habitants s'investissent, s'intègrent, les sociétés se développent, et il y a un véritable esprit de village."
Parole aux habitants et habitantes :
Pourquoi devriez-vous venir au Pâquier cet été ?
"Pour faire des tours en montagne, ici on a le point de départ du Tour de la Chia ou du Sentier des pauvres" - Paul, retraité
"Pour trouver des habitants détendus et une ambiance paisible" - Lilou, vendeuse
"Pour profiter des infrastructures du Parc du Chervi, le terrain de foot, les jeux pour les enfants, la buvette" - Fabienne, retraitée
"Pour être un peu à l'écart, tout en étant près de tout, c'est extraordinaire pour les touristes, et l'endroit est très bien desservi" - Jacqueline, retraitée
L'endroit à connaître
Le bois de Sautau, pour marcher, courir, ou profiter de la nouvelle place de jeux
et, pour les marcheurs: le banc situé près de la route du Carmel, qui surplombe la plaine et offre une magnifique vue panoramique sur la plaine.
Ce que nous retenons de notre journée
Le Pâquier: c'est un village que nous avions plus l'habitude de traverser, sans forcément nous y arrêter. Mais la halte vaut le détour. Nous avons rencontré des habitants chaleureux et accueillants. Sans compter les vues splendides.
Certes, pour certaines animations ou activités, les habitants se rendent à Bulle ou à La Tour-de-Trême, qui sont si proches, et certains le regrettent. Mais il semble y avoir une véritable vie de village et une volonté partagée de faire vivre des commerces et des restaurants au cœur de la commune.
Nous avons aussi pu échanger avec Soeur Anne-Elisabeth, qui fait partie de la dizaine de soeurs du monastère du Carmel, encore méconnu par certains habitants du village et qui y est pourtant inséré.



