Adeline Oberson ou la passion des animaux
Adeline et Marc Oberson gèrent une exploitation aux multiples activités à Siviriez. L'agricultrice fait aussi de la vente directe sur place.

Adeline Oberson a la vocation. Née il y a 32 ans dans une famille d’agriculteurs d’Echallens dans le Gros-de-Vaud, elle a toujours aimé le travail à la ferme. Mais elle a d’abord obtenu un CFC dans le domaine de la vente. Elle a ensuite travaillé quelques années dans des magasins Landi, à Echallens puis à Yverdon. "J’aimais beaucoup ça, mais il me manquait quelque chose. J’ai sauté le pas et fait une formation agricole. Ensuite tout s’est enchaîné." Adeline a rencontré Marc, son futur mari, et s’est installée chez lui, dans son exploitation de Siviriez. "J’ai toujours dit que je voulais épouser un agriculteur plus tard." Vœu exaucé.
Chacun son domaine
Dans leur ferme glânoise, les deux époux ont chacun leur pré carré. Marc loue ses machines et ses services à d’autres agriculteurs pour divers travaux. Adeline, elle, s’occupe de leurs vaches laitières et de leurs chevaux. "Depuis mon plus jeune âge, j’ai évolué entourée d’animaux. C’est ma grande passion."
Dans son petit magasin, elle vend des produits d’autres paysans locaux et les œufs de ses 90 poules. Le couple engraisse aussi du bétail et prend en pension des génisses. "Avec le secteur laitier, on ne sait pas trop où on va. Avoir d’autres sources de revenus est plus rassurant."
Et puisqu’on parle prévoyance, Adeline est déclarée et cotise pour sa future et lointaine retraite. "Cette démarche valorise aussi le travail que je fais ici." Elle pense à sa mère et à sa grand-mère, qui ont beaucoup travaillé dans les domaines de leurs maris, sans reconnaissance officielle. A cette évocation, les yeux de la jeune agricultrice s’embuent. "Elles sont des modèles pour moi." Mais elle se réjouit que la place des femmes dans les métiers de la terre évolue par rapport aux générations précédentes.
J’espère pouvoir lever le pied. Mais après tout, je suis aussi née dans une ferme. J’étais installée dans mon maxi cosy au bout de l’écurie. Et je me vois clairement faire ça avec mon bébé.
La profession elle-même a aussi beaucoup changé. Les techniques s'améliorent et facilitent la tâche des agriculteurs et agricultrices. Mais dans le même temps, la charge administrative s’est considérablement alourdie. "Heureusement, Marc est assez paperasse." Reste que les soirées compta, après des journées déjà bien remplies, ce n’est pas toujours évident. Encore moins avec une vie de famille.
Parce que oui, les Oberson seront bientôt 3. Le couple attend son premier enfant pour septembre. C’est une joie immense, mais aussi une nouvelle organisation. Il faudra engager du personnel supplémentaire, dont un apprenti qui commence en août. "J’espère pouvoir lever le pied. Mais après tout, je suis aussi née dans une ferme. J’étais installée dans mon maxi cosy au bout de l’écurie. Et je me vois clairement faire ça avec mon bébé."


