Quand Trump entre en classe
Figure clivante et omniprésente dans l’actualité internationale, Donald Trump s’invite aussi dans les salles de classe fribourgeoises.
Le président du Venezuela capturé, la mort d’une Américaine lors d’une intervention de la police de l’immigration ou encore la volonté affichée d’annexer le Groenland: depuis le début de l’année, les États-Unis et leur président Donald Trump occupent régulièrement les gros titres de la presse internationale.
Au collège St-Michel, il est important de parler d’actualité aux élèves. "On travaille des aspects assez particuliers de la méthode historique", détaille Patrick Minder, professeur d’histoire, "pour démonter les discours qui relient à la fois les complotismes, les négationnismes, mais aussi tout ce qui relève des hoax, des fake news, pour lesquels l’histoire est un outil de vigilance, de méthode pour nos élèves."
Décrypter sans juger
Enseigner Trump, c’est avant tout apprendre aux élèves à analyser les informations, à détecter les exagérations et à se forger leurs propres opinions. "Peut-être pas en parler énormément", commente un élève, "mais le mentionner lors d'un ou deux cours, c'est important. Il fait beaucoup de choses, c’est compliqué de savoir ce qui est vrai, ce qui est faux."
Le professeur insiste: il ne s'agit pas de juger le président américain. "C’est toujours difficile de rester neutre en histoire. C’est un principe puisque la subjectivité est un grand problème des historiens. On essaie d’arriver à de l’objectivité partiale et partielle. Et on essaie de mettre en place ces techniques historique avec nos classes de 4ème."
Avec sa présence au forum économique de Davos, Donald Trump fera certainement encore les titres des médias nationaux et internationaux ces prochains jours.


