Prolongation de la phase test de consensus parental
Testé depuis 2025 en Gruyère, Glâne et Veveyse, le dispositif sera prolongé jusqu'à fin 2027 après une première année jugée encourageante.

Pour aider les parents séparés à éviter que les conflits ne s’enveniment, le Canton mise sur une procédure qui réunit juges, avocats, médiateurs et professionnels psychosociaux autour d’un même objectif: trouver des solutions centrées sur les besoins de l’enfant.
Après une première année test, le Conseil d’État a décidé de prolonger cette phase pilote jusqu’à fin 2027 dans les districts de la Gruyère, de la Glâne et de la Veveyse. Mis en place en février 2025 , l’idée est de maintenir les parents dans une dynamique de coopération malgré les tensions liées à la séparation.
66 situations en une année
Entre février 2025 et janvier 2026, 66 situations ont bénéficié de cet accompagnement. Selon l’évaluation réalisée par le Service social international Suisse, la majorité des familles sont restées engagées dans la démarche. Les professionnels constatent aussi une meilleure coordination et une prise en charge davantage centrée sur l’enfant.
Selon l'Etat de Fribourg, les familles interrogées mettent de leur côté en avant une prise en charge plus rapide et la gratuité des mesures proposées. Mais l’évaluation pointe aussi certains besoins, notamment en matière de ressources humaines et institutionnelles pour maintenir des délais courts et un accompagnement de qualité.
Un dispositif renforcé
Le modèle comprend également un Pôle compétence violence, composé de spécialistes des violences domestiques. Il peut être sollicité lorsqu’un juge ordonne une enquête sociale et permet d’évaluer plus rapidement les situations présentant un risque de violence.
Au vu de ces premiers résultats, le Gouvernement a décidé de prolonger la phase pilote durant toute l’année 2027. Cette période doit permettre de recueillir davantage de données et de déterminer les conditions nécessaires à une éventuelle extension du modèle à l’ensemble du canton.