Plus de 1100 candidats à un siège de conseiller communal
Plus de 1100 candidats, 1146 précisément, briguent un siège au sein d'un Conseil communal le 8 mars dans le canton de Fribourg à l'occasion des élections. Ces dernières constituent un excellent baromètre électoral à huit mois de l'échéance cantonale en novembre.

La campagne est marquée par une droite ambitieuse, en particulier à Fribourg, et une gauche qui ne l'est pas moins. Le scrutin tombe par ailleurs à un mois et demi de la votation cantonale concernant la loi sur l'assainissement des finances de l'Etat (LAFE) soumise à référendum à la demande de la gauche et des syndicats.
Les Fribourgeoises et Fribourgeois sont donc beaucoup sollicités cette année, sans compter qu'au programme du 8 mars figurent quatre objets de votations fédérales. Dans le détail, le nouveau visage de la majeure partie des exécutifs communaux sera connu dès ce jour-là, dans la mesure où l'élection au système majoritaire est dominante.
Dans 116 communes
C’est le cas de tous les chefs-lieux de district (Fribourg, Bulle, Estavayer, Châtel-St-Denis, Morat et Tavel), sauf Romont. Un second tour est prévu le 29 mars, si nécessaire. Les élections se tiennent dans 116 communes. Trois n'en organisent pas, notamment du côté de Gletterens, une commune toujours placée sous la tutelle de l'Etat.
Une localité se distingue: Plasselb, dans le district germanophone de la Singine, où aucune liste n’a été déposée pour le Conseil communal. Dans ce cas de figure et selon la loi cantonale fribourgeoise sur l’exercice des droits politiques, le corps électoral peut voter pour toute personne éligible.
Suspense à Fribourg
En ce qui concerne les principales communes, le suspense sera au rendez-vous à Fribourg, où 26 candidats sont sur les rangs. Depuis 2021, et la perte du fauteuil PLR, la gauche détient quatre des cinq sièges de l'exécutif, avec deux PS, une Verte et un Centre gauche. Le centre-droit ambitionne un retour à une formule plus équilibrée.
C'est pourquoi, contrairement à la gauche qui n'a pas conclu d'alliance, le camp bourgeoise part au combat avec, pour la première fois, une liste d'entente comprenant deux centristes, deux libéraux-radicaux et un UDC. Il fait campagne notamment sur la maîtrise des finances publiques et la politique de mobilité.
Définitif le 2 février
Dans la deuxième ville du canton, Bulle, les citoyens ont le choix entre 37 candidats pour renouveler leur Conseil communal, avec le syndic sortant PLR Jacques Morand qui ne se représente pas. Cinq listes sont déposées pour repourvoir les neuf sièges. Elles viennent des partis déjà en place (PS, PLR, Le Centre, UDC et les Vert-e-s).
Sur le plan formel, les listes ont été remises jusqu'à ce lundi à 14h00 auprès des communes fribourgeoises, la Chancellerie d'Etat les publiant sur internet au fil de l'après-midi. Elles ne seront définitives que lundi prochain midi. Il peut en effet survenir des modifications, pour cause d’inéligibilité d’un candidat par exemple.


