Schaller: "Un joueur n'oubliera jamais la passion du canton"

Aujourd'hui entraîneur des U18 du Lausanne HC, Pascal Schaller est notre invité du podcast "Match après Match". Interview d'un ancien joueur don le titre "reste au bout de la gorge".

Après sa carrière de hockeyeur, Pascal Schaller s'est reconverti en tant qu'entraîneur. © KEYSTONE / Lausanne HC

Les Jeux olympiques viennent de se terminer. Quel regard portez-vous sur cette équipe suisse?

Pascal Schaller: Quand on est dans le métier du hockey, on suit des événements comme ça. On peut beaucoup apprendre en tant qu’entraîneur. Je crois que c’était la crème de la crème à Milan. Il y avait vraiment les meilleurs joueurs du monde.

On ne nous donnait pas beaucoup de crédit! Je me rappelle de la presse suisse allemande - surtout le Blick - qui disait qu’on ne monterait jamais.

L’équipe suisse a fait un très bon parcours. Elle a eu un peu de malchance avec les blessés. Le match contre la Finlande, la Suisse a tout fait juste. Le gardien était très solide. Mais on voit que le hockey peut basculer en peu de temps. À deux minutes de la fin, ils prennent le premier but, à une minute le deuxième. Le momentum était du côté finlandais. C’est dur.

Certains parlaient de la meilleure sélection suisse de l’histoire. Vous êtes d’accord?

Oui, je pense que ça fait longtemps que la Suisse est dans les meilleures équipes du monde (...). Le hockey suisse a fait un grand pas en avant. On a de plus en plus de joueurs en NHL. Le niveau du championnat suisse est très élevé. C’est un travail de longue durée. Et on a eu vraiment de la très bonne qualité de joueurs à ces Jeux olympiques.

Vous avez entraîné Christoph Bertschy et Andrea Glauser. Les voir à ce niveau-là, c’est une fierté?

Oui! Je crois que quand dix ou quinze ans plus tard, un jeune qu’on a entraîné perce au niveau professionnel, c’est une des plus grosses récompenses pour un entraîneur. Tu fais partie des personnes qui ont essayé de remplir son sac à dos avec des outils pour plus tard.

En 1993-94, vous portez le maillot suisse au Mondial B. Quels souvenirs gardez-vous de cette période?

Pour moi, c’était une confirmation que j’étais capable de faire quelque chose sans les deux Russes (ndlr. Bykov et Khomutov). J’ai pu être dans les meilleurs pointeurs du championnat du monde et continuer à apporter ce que je savais faire: marquer des buts.

La Suisse évoluait alors dans le groupe B. Vous montez dans le groupe A. Le statut n’était pas le même qu’aujourd’hui…

On ne nous donnait pas beaucoup de crédit! Je me rappelle de la presse suisse allemande - surtout le Blick - qui disait qu’on ne monterait jamais. Après un match nul contre la Pologne, le groupe a été touché, soudé. Le dernier match, on devait absolument gagner. On l’a gagné 2-1 avec un Tosio extraordinaire au but.

Fribourg-Gottéron est deuxième cette saison. Surpris?

Non. Fribourg a bien progressé depuis des années. Je pense qu’ils ont une équipe pour faire une surprise cette année. C’est un hockey moderne, rapide, qui se joue sur des détails. Fribourg met beaucoup de pression et crée des erreurs chez l’adversaire.

Julien Sprunger, 40 ans et toujours décisif. Comment expliquez-vous sa longévité?

Déjà, tout mon respect à Julien. C’est un jeune du club. Il a toujours eu un très bon shoot et un très bon maniement du puck. Quand on lui donne de l’espace proche du but, il ne lui faut pas dix occasions pour en mettre un.

Interview complète à écouter en podcast.

RadioFr. - Nathan Clément
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