Il faudra patienter avant de voir le prix baisser à la pompe

Le cessez-le-feu au Moyen-Orient a fait chuter le cours du baril de pétrole, mais le répit dans les stations-service n’est pas immédiat.

Si cette baisse est une bonne nouvelle pour les consommateurs, difficile de savoir si elle va se poursuivre. © Keystone

Le cours du pétrole a reculé ce mercredi après l’annonce d’un cessez-le-feu entre Washington et Téhéran et la réouverture du détroit d’Ormuz. Le baril est repassé sous la barre symbolique des 100 dollars. Une détente bienvenue sur les marchés internationaux, mais qui mettra du temps à arriver jusque dans le porte-monnaie des automobilistes suisses.

"Les variations sur le marché du brut se répercutent généralement sur les prix dans les stations-service après quelques jours, voire un peu plus longtemps", explique Jordan Girod, porte-parole du Touring Club Suisse (TCS). Les stations-service doivent d’abord écouler leurs stocks, constitués alors que les prix d’achat étaient plus élevés. À titre d'exemple, Jordan Girod rappelle le déclenchement de la guerre en Ukraine en 2022. "À l’époque, les prix à la pompe avaient mis environ deux semaines à augmenter."

Un contexte instable

Si cette baisse est une bonne nouvelle pour les consommateurs, difficile de savoir si elle va se poursuivre: le contexte géopolitique au Moyen-Orient reste très volatil. "Il est presque impossible de prévoir l’évolution des prix dans les prochains jours, semaines ou mois", souligne le porte-parole du TCS. "La situation évolue très rapidement."

Ces dernières semaines, le prix moyen de l’essence sans plomb 95 a augmenté en moyenne de 22 centimes en Suisse, et celui du diesel de 45 centimes, selon les chiffres du TCS. Ils n'avaient pas été aussi élevés depuis le début de la guerre en Ukraine.

Pour celles et ceux qui doivent faire face à ces prix encore élevés, le TCS recommande d'adopter une conduite écologique et de comparer les prix entre les stations. Pour savoir si un détour de quelques kilomètres vaut la peine pour aller dans une station moins chère, Jordan Girod recommande la règle du 3 fois 5 : "il est intéressant de faire un détour de maximum 5 kilomètres s'il y a une différence de 5 centimes par litre et pour un plein d'au moins 50 litres."

Frapp - Mattia Pillonel
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