Julien Sprunger n'a pas une minute à lui
Fraîchement retraité, l'ancien capitaine de Fribourg-Gottéron a été très sollicité cet été. Il raconte sa nouvelle vie.

Julien Sprunger est partout. On l'arrête dans la rue, il participe à des événements et il donne des conférences. Même si l'ancien hockeyeur apprécie sa nouvelle vie, il ne s'attendait pas à ça: "tout va bien, mais c'est très intense. Je pensais avoir plus de temps pour moi. Mais, depuis le 30 avril, ça n'arrête pas". Il faut dire qu'avant même de remporter le titre de Champion de Suisse, le numéro 86 était déjà une idole. Aujourd'hui, il découvre ce que c'est de vivre dans la peau d'une légende.
Pour gérer toutes ces demandes, le Fribourgeois de 40 ans a créé une petite société de communication. Là aussi, il a été dépassé: "je voulais faire quelque chose qui permette de séparer ma vie publique et ma vie privée, faire la part des choses entre celui que je suis chez moi et le sportif. Je ne pensais pas que les médias en parleraient et que ça prendrait de l'ampleur. Maintenant, je reçois des CV et des lettres de motivation à la maison. C'est sensé être un à-côté".
Car Julien Sprunger n'a pas vraiment quitté Fribourg-Gottéron. Il a rejoint les bureaux de la patinoire pour devenir ambassadeur et coordinateur sponsoring et marketing. Par exemple, il présentera le trophée de Champion de Suisse, demain de 15h30 à 19h, à la Cathédrale Saint-Nicolas de Fribourg. Il a aussi promis d'être dans les tribunes de la BCF-Arena pour la plupart des matchs de ses anciens coéquipiers.
Un voyage en Indonésie bien mérité
Malgré son planning chargé, le jeune retraité des patinoires a tout de même trouvé le temps de partir cet été en vacances, avec son épouse et ses enfants. À Noël, ils ont prévu une semaine de ski, une activité qu'il ne pouvait pas pratiquer quand il jouait. "Contractuellement, je n'avais pas le droit de skier et, pourtant, j'ai grandi en le faisant tous les hivers. C'est un des petits cadeaux que je vais m'offrir".


