L'ONU "très inquiète" au Liban
Des centaines de milliers de personnes ont été déplacées par les affrontements au Liban, selon l'ONU. Le haut commissaire aux droits de l'homme s'est dit vendredi à Genève "extrêmement inquiet" des ordres d'évacuation dans le sud du pays par Israël.

"Cela pose des questions graves" en termes de droit international, a affirmé Volker Türk à la presse. Il rappelle que les évacuations massives de populations doivent répondre à une "nécessité militaire" pour des raisons de sécurité. M. Türk est inquiet des attaques du Hezbollah contre Israël et de la contre-attaque israélienne.
En Iran, le haut commissaire ne se prononce pas directement sur la légalité du bombardement contre l'ayatollah Ali Khamenei, alors que l'Etat hébreu l'estime conforme au droit international. "Du point de vue des droits humains, nous sommes contre toute exécution", a-t-il affirmé.
Après l'attaque contre une école à Minab où plus de 160 personnes ont été tuées, il a observé que les Etats-Unis ont répondu à son appel d'une investigation. Celle-ci "doit avoir lieu rapidement", a insisté M. Türk.
Il ne sait pas si de l'intelligence artificielle (IA) a été utilisée pour ces tirs. Toute offensive militaire doit toujours être contrôlée et décidée par l'être humain, a-t-il répété.
Il est "très préoccupé" par le renforcement de la sécurité en Iran depuis les premiers bombardements il y a une semaine, notamment la menace d'exécutions extrajudiciaires. Et il demande à nouveau le rétablissement d'Internet pour la population.
Le haut commissaire demande à toutes les parties de garder "la tête froide". Il doit également se rendre en mars à Washington. Mais il doute que cette visite "soit significative" pour convaincre les Etats-Unis de mettre un terme à l'offensive. Il demande à nouveau aux pays influents auprès de toutes les parties d'oeuvrer pour arrêter les violences.


