L'Iran secoué par une nuit de manifestations
"Mort au dictateur": les Iraniens sont descendus nombreux dans la rue pour défier le pouvoir de l'ayatollah Ali Khamenei, selon des vidéos vérifiées par l'AFP vendredi. De son côté, Paris a appelé les autorités à la "retenue".

Internet, coupé jeudi dans tout le pays, demeurait inaccessible, d'après l'ONG de surveillance de la cybersécurité Netblocks. L'Iran "est désormais déconnecté depuis 12 heures", écrit l'organisation sur son compte X, "dans une tentative d'étouffer la vague de contestation".
Des images montrent des foules de personnes manifester sur plusieurs avenues de Téhéran, scandant "mort au dictateur", en référence au guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, qui dirige la République islamique depuis 1989.
D'autres vidéos montrent d'importantes manifestations dans plusieurs villes du pays, notamment à Tabriz (nord), dans la ville sainte de Mashhad (est) ainsi que dans l'ouest du pays à majorité kurde, notamment autour de la grande ville de Kermanshah.
Incendies
Sur plusieurs images que l'AFP n'a pas été en mesure d'authentifier à ce stade, on voit des manifestants mettre le feu à l'entrée de l'antenne régionale de la télévision d'Etat dans la ville d'Ispahan (centre). Des flammes étaient également visibles dans le bâtiment du gouvernorat à Shazand, dans le centre de l'Iran, après que des manifestants se sont rassemblés à l'extérieur, selon d'autres vidéos.
Le fils de l'ancien chah et figure de l'opposition en exil, Reza Pahlavi, a exhorté vendredi à une nouvelle démonstration de force dans les rues afin d'amplifier la mobilisation et "affaiblir davantage le pouvoir répressif du régime".
Ces manifestations sont les plus importantes en Iran depuis celles survenues après la mort en 2022 de Mahsa Amini, arrêtée pour un voile prétendument mal ajusté.


