Gottéron sanctionne ses ultras après les violences du derby
Banderoles interdites, accès suspendus et déplacements sans tifos: Fribourg-Gottéron durcit le ton après les violences de samedi à Lausanne.
Gottéron frappe fort contre ses ultras. Le club fribourgeois a annoncé ses sanctions lundi soir, deux jours après les violences entre supporters en marge du derby romand face au LHC, à la gare de Prilly-Malley et dans les gradins de la Vaudoise Aréna.
À domicile, les groupes de supporters Fribvrgensis XIV et Fanatics ne pourront plus introduire ni déployer de matériel les représentant, ni utiliser de banderoles ou d’autres supports comportant des revendications, des messages de protestation ou d’autres messages. L’utilisation du matériel de sonorisation mis à leur disposition est également interdite.
Le club suspend en outre l’utilisation des badges permettant aux membres des groupes concernés d’accéder à la patinoire. Les membres des comités de Fribvrgensis XIV et de Fanatics se voient, eux, interdire l’accès à la BCF Arena.
Des sanctions aussi à l'extérieur
Les sanctions ne s’arrêtent pas aux matches à domicile. En application du modèle en cascade prévu par le Règlement Ordre et Sécurité, tous les accessoires de supporters (notamment les drapeaux, banderoles, tambours et mégaphones) ainsi que les chorégraphies seront interdits lors des rencontres à l’extérieur de Fribourg-Gottéron jusqu’au 23 décembre 2026 inclus.
Le club rappelle par ailleurs que les deux groupes avaient signé une "Charte de respect et de bonne conduite" applicable aux rencontres disputées à Lausanne. Les événements du 24 octobre sont, selon lui, "d’autant plus regrettables au regard des engagements pris dans ce cadre".
La passion et le soutien à l’équipe ne peuvent en aucun cas justifier des comportements mettant en danger la sécurité des personnes.
Dans son communiqué, Gottéron insiste enfin sur un principe: "La passion et le soutien à l’équipe ne peuvent en aucun cas justifier des comportements mettant en danger la sécurité des personnes." Le club assure qu’il "ne tolérera aucune forme de violence" et qu’il prendra les dispositions nécessaires pour garantir un environnement sûr et respectueux.
La police promet des représailles
Pour rappel, la rencontre entre Lausanne et Fribourg-Gottéron a laissé des traces bien au-delà de la glace. Deux supporters lausannois ont été attaqués et grièvement blessées à la gare de Prilly-Malley par des ultras fribourgeois. Transportées au CHUV en ambulance, ils avaient également été dérobées de certains de leurs effets personnels.
Le Ministère public vaudois a ouvert une enquête et des plaintes pénales ont été déposées. Les polices cantonales vaudoise et fribourgeoise collaborent pour identifier les personnes impliquées. La police fribourgeoise condamne elle aussi fermement ces actes, par la voix de son porte-parole Martial Pugin.
La violence dans le sport, c'est quelque chose qu'il faut bannir.
"Le sport, c’est un jeu, c’est une fête", rappelle Martial Pugin, qui appelle les supporters à faire preuve de maturité. Il prévient que les personnes impliquées dans ces débordements devront répondre de leurs actes et que les autorités feront tout pour les identifier et les dénoncer à la justice. Si à chaque match, la police doit déployer des effectifs de sécurité, franchement, qu’est-ce qu’il reste du sport et du fair-play?", interroge-t-il.
De son côté, le club lausannois a également condamné les violences. David Lerch, le chef de la sécurité de la National League, affirme vouloir "faire toute la lumière sur les incidents", en collaboration avec les clubs et les autorités. Les prochaines étapes doivent encore être définies afin d’éviter que de tels affrontements ne se reproduisent.
Le dispositif de sécurité de la police pour les prochains matchs pourrait être adapté en fonction du contexte. Pour la rencontre entre Gottéron-Davos, la police fribourgeoise assure que tout est mis en place, tout en soulignant que les mesures varient selon les clubs et les risques identifiés. Martial Pugin, appelle les supporters au fair-play, sur la glace comme en dehors, et rappelle qu’une défaite fait partie du jeu.


