Les partis fribourgeois à la conquête du siège PLR à Berne
La place laissée vacante au Conseil des Etats par Johanna Gapany dès 2027 attise les appétits du PS et de l'UDC. Le PLR ne lâche pas l'affaire.

La Gruérienne Johanna Gapany a pris tout le monde de court en annonçant jeudi soir qu'elle ne se représenterait pas pour une troisième législature à Berne. Elle libère donc une place au Conseil des Etats pour les élections en automne 2027 et les partis fribourgeois convoitent déjà son siège. Nous avons profité de la session du Grand Conseil pour recueillir l'avis de plusieurs députés.
Le PS en mode "revanche"
Les socialistes vont de toute façon proposer un candidat ou une candidate. Ils rêvent de récupérer le siège perdu quand Christian Levrat est parti à La Poste, en 2021. Grégoire Kubski, chef de groupe PS au Grand Conseil, se rappelle avec nostalgie du duo PDC (devenu Le Centre) - PS qui a régné pendant de nombreuses années au Conseil des Etats, avant l'arrivée fracassante de la PLR Johanna Gapany, justement, en 2019: "Cette formule magique marchait très bien et a donné de l'importance à Fribourg au niveau national. Le but est de reconquérir ce siège pour retrouver cet équilibre". Le socialiste ne donne encore aucun nom de candidats.
L'UDC ne veut pas rester sur le carreau
Il faudra compter aussi avec l'UDC. Certains parlent du conseiller national Nicolas Kolly. Là encore, il est trop tôt pour désigner un ou une candidate en particulier, mais Flavio Bortoluzzi, chef de groupe UDC au Grand Conseil, confirme que la campagne est bien lancée: "Déjà avant l'annonce de Johanna Gapany, nous étions motivés à participer à cette élection fédérale. Maintenant que tout est ouvert, il est clair que nous allons proposer un nom."
Le PLR accuse le coup
Du côté du PLR, Alexandre Vonlanthen, le président du parti cantonal, reconnaît que l'annonce du départ de Johanna Gapany l'a complètement surpris et ne l'arrange pas, "car il est toujours plus facile de partir avec un sortant ou une sortante, mais que cette opportunité constitue aussi un joli challenge."
Le parti explique ce vendredi après-midi dans un communiqué qu'il se concentre désormais sur les élections cantonales de cet automne et ne fera plus aucune communication sur la succession de Johanna Gapany avant la fin de l'année.
Pressenti, Didier Castella nous a indiqué qu'il n'était pas du tout intéressé par le Conseil des Etats et qu'il préfère se concentrer lui aussi sur sa réélection au Conseil d'Etat, en novembre.
Le deuxième siège fribourgeois au Conseil des Etats est occupé depuis cinq ans par la centriste Isabelle Chassot, qui a déjà déclaré qu'elle se représenterait l'année prochaine.


