À Fribourg, les étudiants manquent de place de révision

En pleine période d'examens, les salles de travail de l'université de Fribourg sont pleines à craquer. La faculté de droit est la plus mal lotie.

La bibliothèque de droit, sur le site Miséricorde, est prise d'assaut dès l'ouverture. © La Télé

Il est à peine 7h50 devant la bibliothèque de la faculté de droit, sur le campus de Miséricorde, et déjà une vingtaine d'étudiants font la queue. "On a vu des matins où la file pour entrer sortait du bâtiment", témoigne Emilie, venue pour réviser ses cours de droit. Ce mercredi matin, la situation n'est pas si terrible, assure-t-elle: certains étudiants sont déjà dans leur salle d'examen, ce qui allège l'affluence. "C'est un peu la misère", grimace toutefois la jeune femme.

Un tiers des places envolées

La situation s'est encore aggravée récemment. Suite à un contrôle de sécurité, le nombre de places assises a été drastiquement revu à la baisse: de près de 450 sièges disponibles, la bibliothèque est passée à environ 300.

Une réduction d'un tiers qui a provoqué un véritable choc parmi les usagers. "On est passé de venir à 7h30 à venir à 7h10, ce qui, en période d'examens, n'est pas des plus facile", témoigne une Marina.

Les retardataires arrivant après 8h15 repartent souvent bredouilles. Les chiffres parlent d'eux-mêmes: rien qu'en une seule journée, la bibliothèque de droit a enregistré pas moins de 2'500 passages.

Des alternatives limitées

Pour éviter de se déplacer pour rien, les étudiants peuvent consulter l'affluence en temps réel en ligne, afin de s'orienter vers d'autres bibliothèques de la ville — à Miséricorde, Pérolles, ou ailleurs.

La bibliothèque d'histoire et de théologie, elle aussi très fréquentée, a de son côté élargi ses horaires d'ouverture à 91 heures par semaine, du lundi au dimanche, pour tenter de répondre à la demande.

Un problème structurel

La direction de l'université reconnaît ouvertement le problème, mais se heurte à une réalité bien connue: le manque chronique de locaux. "Pousser les murs, c'est difficile", ironise Grégoire Vittioz, le directeur administratif. "On est dans un contexte où l'université est déjà à l'étroit", admet-il, précisant que le dossier est porté politiquement auprès du canton.

La faculté de droit va notamment s'agrandir grâce à un nouveau bâtiment, dont la construction doit commencer l'année prochaine.

Une autre lueur d'espoir pointe pour cet automne: la réouverture de la bibliothèque cantonale universitaire (BCU), prévue le 1er septembre, devrait offrir un certain soulagement. En attendant, les étudiants, eux, continuent de se lever aux aurores.

La Télé - Océane Page
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