Le nucléaire suisse dépendant de la Russie

Les centrales nucléaires suisses restent dépendantes de la Russie pour leur approvisionnement en combustible, regrette Greenpeace. Remplacer l'uranium russe par le kazakh ne suffit pas pour rompre les liens. Axpo assure ne pas avoir de flux financiers vers la Russie.

Le fournisseur d'électricité argovien a annoncé en février 2025 un partenariat avec Kazatomprom, la principale entreprise kazakhe du secteur de l'uranium, rappelle jeudi l'organisation environnementale. L'objectif est de rompre les liens avec Moscou sur toute la chaîne d'approvisionnement.

Même si les lieux d'extraction changent, la société russe Rosatom reste indispensable, regrette Greenpeace: la grande majorité de l'uranium extrait des mines du Kazakhstan est exportée via la Russie et le minerai est chargé sur des navires russes à St-Pétersbourg vers les ports européens.

Interrogé par Keystone-ATS, Axpo affirme qu'il n'y a pas de flux financiers "directs ou indirects" vers la Russie ou vers des parties russes issus des contrats avec Kazatomprom. Grâce à ses réserves, l'approvisionnement en combustible des centrales de Leibstadt et Beznau ne dépend plus des sources russes depuis 2022.

ATS
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