Le Diable en Prada de retour sur les écrans

20 ans après le premier volet, la comédie américaine promet encore rivalité et haute couture. Chloé Guyot, créatrice romontoise, s’en est réjouie.

La redoutable Miranda Priestly a retrouvé ses souffre-douleurs © Keystone

"Ce film m'a fait rêver! " Chloé Guyot n'a manqué pour rien au monde la sortie du film "Le Diable s'habille en Prada 2", mercredi sur les écrans romands.  Il y a 20 ans, cette créatrice de vêtements de Romont avait adoré le premier volet de cette comédie américaine. Les vêtements haute couture, l'univers paillettes des défilés et l'effervescence new yorkaise avaient de quoi séduire la jeune femme. Et lui donner envie de créer, elle aussi, de belles pièces. 

Dans la mode, il y a une pression énorme pour être toujours parfait

Mais le film épinglait aussi le côté moins glamour de la mode et des magazines féminins. On y suivait, avec délice et un peu de cruauté, les (més)aventures d'Andy Sachs, jeune journaliste fraîchement diplômée, soumise aux caprices de la tyrannique Miranda Priestly, rédactrice en chef de "Runway". L'ambitieuse stagiaire découvrait un univers exigeant, froid presque inhumain.

"Dans la mode, il y a une pression énorme pour être toujours parfait, reconnaît Chloé. Mais ce souci du détail, la Romontoise le comprend aussi complètement.

Dans le film, Andy s'adaptait, apprenait à aimer les belles matières et le savoir-faire des couturiers. Elle se pliait aux quatre volontés de sa boss, jour et nuit au risque de se perdre. Mais la morale était finalement sauve: Andy renonçait à un poste prestigieux au nom de ses valeurs et de sa vie perso.

Deux décennies plus tard, la presse papier est en crise. Reflet de cette réalité, "Le Diable s'habille en Prada, volet 2, met en scène une Miranda Priestly qui a perdu son pouvoir mais, paraît-il, pas son caractère de cochon et ses répliques passives agressives cultissimes. Ce sont désormais les influenceuses qui font la pluie et le beau temps en matière de tendances. A son échelle, Chloé Guyot aussi tente de s'adapter à ces mutations. "Moi je suis créatrice, souligne la Romontoise, je ne suis ni photographe, ni vidéaste. Mais en collaborant avec les bonnes personnes, ça peut être incroyable !" 

Des cinémas proposent d'ailleurs des séances spéciales avec apéro et dress code. C'est le cas notamment des salles Arena à Fribourg ce vendredi 1er mai.

RadioFr. - Sarah Camporini
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