La course de côte de La Roche fait toujours le plein
Pour sa 38e édition, la course de côte La Roche–La Berra a une nouvelle fois attiré les foules. L'épreuve continue de séduire bien au-delà du canton.
Trois kilomètres. Une pente moyenne de 8%. Et à peine plus d'une minute quarante pour les plus rapides. Ce week-end, la course de côte La Roche–La Berra a une nouvelle fois confirmé sa place parmi les rendez-vous incontournables du sport automobile suisse.
Pas moins de 170 pilotes s'étaient inscrits à cette 38e édition. Un chiffre qui aurait même pu être plus élevé. "Nous avons dû refuser quelques pilotes cette année", explique Stéphane Galley, président du comité d'organisation Cette année encore, plusieurs demandes d'inscription ont dû être refusées.
Un tracé qui fait l'unanimité
Le parcours n'a pourtant rien de nouveau. Depuis des années, les concurrents s'affrontent sur les mêmes trois kilomètres de route, avec une pente moyenne de 8%. Mais c'est justement ce qui fait son charme. "C'est un tracé très apprécié des pilotes. Il y a des portions rapides, des passages plus techniques et un bon équilibre entre les deux", explique Stéphane Galley.
Les retours sont si positifs que certains concurrents reviennent année après année. C'est le cas de Richard et Fabrice Winiger. Les deux frères participent régulièrement à l'épreuve depuis près de vingt ans. "Le parcours, on le connaît par cœur", explique Richard Winiger. "Ce qui est difficile, c'est surtout de gérer les pneus, les températures et les sensations de la voiture."
Pour se préparer, les deux frères enchaînent les sorties sur circuit et quelques slaloms. Mais selon eux, rien ne remplace une course de côte. "L'adrénaline qu'on ressent ici, on ne la retrouve ni sur circuit ni en slalom", affirme Richard Winiger.
Une proximité rare dans le sport automobile
Si la course plaît autant, c'est aussi parce qu'elle reste accessible. Ici, pas de paddocks fermés ni de barrières infranchissables. Les visiteurs peuvent approcher les voitures, observer les mécaniciens au travail ou discute directement avec les pilotes. "C'est ce qui fait la différence avec d'autres disciplines comme la Formule 1", estime Stéphane Galley.
Cette proximité séduit le public. Entre 2500 et 3000 personnes étaient attendues sur l'ensemble du week-end.
Une Ford de légende en démonstration
Pour cette édition 2026, les organisateurs avaient également prévu une nouveauté. Entre certaines manches, deux voitures de collection du Viper Museum de Givisiez ont pris la route en démonstration. Parmi elles figure une réplique de la mythique Ford GT40, victorieuse des 24 Heures du Mans dans les années 1960.
À l'heure du premier bilan, les organisateurs se disent satisfaits. Aucun incident majeur n'est venu perturber les courses et la fréquentation est restée élevée.
Le comité pense déjà à la suite. La 39e édition est dans les cartons et les réflexions ont même commencé autour d'un cap symbolique: les 40 ans de la course, prévus en 2028.








