Justice: une amende après avoir hurlé sur les policiers

Lors d'un contrôle de police en septembre 2025 à St-Aubin, un homme de 55 ans a été reconnu coupable de violence contre les autorités.

Le contrôle a eu lieu vers 20 heures à l'entrée du village broyard, en raison d'une conduite décrite comme "dynamique". © Keystone

C'est l'histoire d'un contrôle de police rocambolesque qui se termine devant la justice. Le 19 septembre 2025, un homme de 55 ans circulait de Domdidier en direction de St-Aubin vers 19h50, lorsqu'une voiture de police lui demande plusieurs fois de s'arrêter. En cause? Une conduite que les agents ont qualifié de "dynamique".

Finalement, le conducteur s’exécute à contrecœur, mais ensuite, c’est un festival. Le quinquagénaire refuse de donner son permis de conduire, prétextant qu'il est pressé, car il doit ce rendre dans son commerce, situé à 50 mètres de là. Il essaie par trois fois d’ouvrir la portière de sa voiture contre la jambe du policier. Une fois hors de son véhicule il insulte les agents, avant de tenter de s’enfuir; les policiers le retiennent par le bras.

Ensuite, il appelle l’une de ses employés pour qu’elle vienne récupérer les clés de son commerce. Durant la conversation, il lui dit qu’il est retenu par « deux idiots », ce qui n’arrange pas son cas. Enfin, on essaie de le faire souffler dans un éthylotest pour vérifier son état d'ébriété, mais il dit avoir bu une bière dix minutes plus tôt : il faut donc attendre. Le conducteur récalcitrant en profite pour uriner non loin des policiers. Pour finir, le quinquagénaire leur dit qu’il a retenu leurs visages et qu’il n’hésiterait pas à les mettre dehors s’ils venaient dans son commerce.

Une amende de 300 francs 

Ce commerçant broyard a donc été condamné une première fois par ordonnance pénale à 20 jours-amende avec sursis durant 3 ans, et à une amende de 500 francs. Une sanction contre laquelle il a fait opposition. Le Tribunal de la Broye a donc été saisi et a rendu son verdict début août en suivant le Ministère public: ce sera finalement 20 jours-amende avec sursis durant 3 ans, mais une amende légèrement diminuée de 300 francs. L'homme a été reconnu coupable de violence ou menace contre des policiers et d’empêchement d’accomplir un acte officiel. Par contre il a été acquitté de trouble à la tranquillité publique entre autre. L'accusé dispose de 20 jours pour faire recours au Tribunal cantonal. 

Frapp - Karin Baumgartner
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