Et si Fribourg-Gottéron allait enfin jusqu'au bout?

Le capitaine Julien Sprunger rêve de mettre fin à sa carrière sur un titre de champion. Interview.

Julien Sprunger a enchaîné les interviews pour parler de ses derniers play-offs. © KEYSTONE

Julien Sprunger était très demandé jeudi après-midi, lors du Media Day organisé par Gottéron à la veille des play-offs, mais le capitaine s'est plié à l'exercice des interviews avec le sourire, comme toujours. Au micro de RadioFr., le numéro 86 s'est longuement confié. Interview. 

Marie Ceriani: Vous allez disputer vos derniers play-offs. Comment vous vous sentez?

Julien Sprunger: C'est spécial. Je suis excité. J'ai hâte de commencer, car l'attente a été assez longue. Je ne sais pas ce qui nous attend, mais je sais que la fin approche. 

Est-ce qu'il y a déjà un peu de nostalgie ou de tristesse?

Non, ça viendra plus tard. Maintenant, je suis dans l'excitation. J'ai envie de jouer et de lancer ces séries. Bien sûr que ça tourne un peu dans un coin de ma tête et que la fin de ma carrière sera difficile à vivre, mais si nous réussissons à aller jusqu'au bout, alors ça sera facile à vivre. 

Ca peut durer un mois, comme une semaine... 

Il y a un risque. Peut-être qu'on joue 4 ou 5 matchs et que ça s'arrête en quarts de finale. Mais peut-être qu'on va jusqu'en finale et qu'on gagne le titre. Tous les scénarios sont possibles. C'est cette incertitude qui rend les choses encore plus spéciales.

Ce que je sais, c'est que nous allons donner tout ce que nous avons. Si ça suffit pour aller jusqu'au bout, tant mieux. Sinon, c'est qu'il y aura eu meilleurs que nous. Les étoiles ne seront peut-être pas alignées comme elles devraient l'être. C'est le sport. 

Les fans de Fribourg-Gottéron veulent vivre avec vous ces derniers play-offs. Est-ce que vous le ressentez?

Je sens que les gens sont aussi touchés que moi. Mes enfants et ma famille ont aussi conscience que c'est gentiment la dernière fois qu'ils pourront me voir jouer. Je vais essayer de mettre ça de côté et de profiter. C'est un privilège de pouvoir vivre ça. 

Est-ce que vos coéquipiers en ont fait une mission de gagner ce titre pour vous?

Avant les play-offs, on se réunit toujours pour réfléchir et pour trouver une raison pour laquelle nous allons nous battre. C'est la dernière fois que je vais porter le maillot de Gottéron. Reto Berra partira aussi à la fin de cette saison. On va donc tout donner, pour nous, pour nos coéquipiers, pour celui qui est à côté de nous dans le vestiaire et pour vivre un moment unique tous ensemble. 

Pour vous, c'est quoi des play-offs parfaits?

Je ne connais pas le chemin, mais les play-offs parfaits se finissent avec un titre. Finir avec un titre, ça serait magique. Pour moi, mais pas que. Il y a beaucoup, beaucoup de gens qui rêvent de ce trophée. J'ai le sentiment qu'il y a quelque chose de fort qui a été créé cette année. On a le potentiel pour aller jusqu'au bout. 

D'après vous, pourquoi cette année sera la bonne?

Parce que nous avons montré pendant toute la saison que nous faisons partie des favoris. Parce que nous sommes difficiles à jouer, à domicile et à l'extérieur. Parce que nous avons une nouvelle identité. Parce que nous avons un public qui nous soutient et une atmosphère qu'on ne trouve nulle part ailleurs. Parce que Gottéron a faim. Je trouve que ça fait beaucoup de raisons qui nous permettent d'y croire. 

RadioFr. - Marie Ceriani
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