John Gobbi: "On ne veut pas voir des scènes comme à Davos"

Des supporters de Davos ont visé des joueurs fribourgeois samedi lors de l'acte 1 des finales. John Gobbi, directeur de Fribourg-Gottéron, réagit.

John Gobbi, directeur du HC Fribourg-Gottéron, assure que des mesures de sécurité vont être renforcées, d'entente avec Davos. © KEYSTONE (archive)

RadioFr: Quelle est votre réaction après ce qu’il s’est passé à Davos?

John Gobbi: Bien sûr, ce qui s’est passé à Davos, ce n’est pas quelque chose qu’on aime voir. Après, on sait qu’on est en finale, il y a beaucoup d’émotions, et parfois elles prennent le dessus. Mais on a une excellente collaboration avec la National League et avec Davos. Des mesures vont être prises pour le prochain match retour à Davos.

Vous attendez des mesures concrètes pour la suite?

Oui, bien sûr. Mais ce sont surtout des mesures qui vont venir de la National League. La sécurité, pour tous les clubs, c’est la priorité, pour Davos comme pour nous. L’idée, c’est vraiment de rassurer tout le monde: les équipes, les fans, qu'ils soient adverses ou supporters maison.



Est-ce que ce genre de situation pourrait arriver à Fribourg?

Oui, ça peut arriver partout. Maintenant, nous, on a déjà mis en place un concept de sécurité depuis les demi-finales contre Genève. C’était déjà des matchs très intenses, un derby, donc on s’y est préparés. Le concept, il est là, il est rodé. On fait encore plus attention, mais on maîtrise la grande majorité des situations.

Concrètement, qu’est-ce que vous avez renforcé?

On a un peu plus de personnel, que ce soit externe ou interne. On sait qu’il y a plus d’intensité, plus d’émotions, donc on s’adapte à ça.

Vous comptez aussi sur le comportement des supporters...

Oui, bien sûr. Comme je l’ai dit, ça reste un match de hockey. Un match très important, mais ça reste du hockey. Les émotions doivent rester sur la glace. Les supporters, ils doivent être là pour soutenir l’équipe, dans le positif. On ne veut pas revoir des scènes comme à Davos.

Cette finale très suivie, ça met une pression supplémentaire?

Je ne dirais pas une pression en plus, mais l’enjeu est énorme, c’est clair. Les deux équipes veulent gagner, c’est normal. On est en finale, les deux meilleures équipes sont là. Mais il faut profiter de ces moments. Ce sont des émotions uniques, et il faut les vivre de manière positive.

Et pour les joueurs qui ont été directement concernés ?

Non, ça, c’est derrière. Maintenant, l’équipe se concentre sur ce qu’elle peut contrôler: le jeu, la performance. Les joueurs sont des professionnels, ils savent que ce genre de choses peut arriver. On tourne la page et on avance.

RadioFr. - Vincent Dousse
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