HFR: une situation "intenable" pour le personnel
Face à l'épidémie de grippe et aux accidents de ski, le syndicat des services publics dénonce une situation critique au sein de l'Hôpital cantonal.

À l'Hôpital fribourgeois (HFR), la combinaison de l'épidémie de grippe, des accidents de ski et des mesures d'économie plonge les services dans un état "critique", dénonce ce vendredi le syndicat des services publics (SSP). Le personnel, déjà sous pression "toute l'année", tire la sonnette d'alarme face à une charge de travail devenue "intenable".
Mi-janvier, l'hôpital annonçait devoir reporter les opérations non urgentes afin de libérer des lits. Le transfert de patients vers d'autres cantons n'est pas non plus envisageable: la situation est la même dans les autres hôpitaux.
Dans un communiqué, le SSP souligne que les mesures d'économie, comme la diminution du nombre de lits dans les étages, le délai de carence de trois mois ou la fermeture du service de médecine interne à Riaz, fragilisent la capacité de l'hôpital à absorber les pics saisonniers. "Les employés sont fortement incités à effectuer des heures supplémentaires, parfois jusqu'à 120 % de leur taux d'activité, et du personnel est affecté à des services qui ne correspondent pas à leurs compétences."
Le syndicat exige du Conseil d'État qu'il renonce au gel des prestations d'intérêt général prévu dans le cadre du programme d'assainissement des finances de l'État (PAFE). Il demande également au canton de débloquer des moyens supplémentaires pour augmenter le nombre de lits et renforcer les effectifs.
L'HFR réagit
De son côté, l’hôpital cantonal indique que le recours à un taux de 120% est exceptionnel et sur une base volontaire. "Cette situation ne constitue ni une obligation, ni une pratique structurelle et souhaitée." L’établissement précise que les heures supplémentaires durant cette période de surcharge sont valorisées à 125%.
Par ailleurs, 21 lits ont été ajoutés ces derniers jours et sont dotés jusqu’à la fin du mois de janvier avec du personnel infirmier mobilisé en renfort, souligne encore l’HFR. Dès le mois de février, du personnel nouvellement recruté entrera en fonction pour s’occuper des lits surnuméraires.
Quant à la question du personnel affecté à des services qui sortent de ses compétences, l’hôpital dément: "Tous les collaborateurs et collaboratrices mobilisés disposent des compétences professionnelles requises. Il n’y a pas d’affectation hors champ de compétence. Il peut arriver qu’une méconnaissance ponctuelle de l’organisation du service dans lequel la personne vient en renfort puisse impacter temporairement la fluidité du travail, mais sans impact sur la sécurité des soins."



