Hégémonie rose-verte renforcée à Zurich

La gauche renforce son hégémonie à l'exécutif de Zurich et maintient sa majorité au parlement de la plus gande ville de Suisse. La victoire socialiste compense les pertes des Vert-e-s qui ravissent toutefois un mandat au PLR à la municipalité.

Les neuf membres du nouvel exécutif de la ville de Zurich. Avec, quatre socialistes, trois Vert-e-s, un Vert'libéral et un libéral-radical, le collège ne compte désormais plus qu'un représentant bourgeois au lieu de deux ces quatre dernières années. © KEYSTONE/GAETAN BALLY
Même sans majorité absolue, tout indique que le socialiste Raphael Golta (à dr.) succédera à sa camarade de parti Corine Mauch (à g.) à la tête de la ville. Ses adversaires dans l'élection à cette fonction ont raté leur entrée à l'exécutif et aucun autre élu n'a annoncé une candidature. © KEYSTONE/GAETAN BALLY
Le probable futur maire socialiste de Zurich, Raphael Golta (2e depuis la gauche et entouré de ses colistiers SImone Brander, Céline Widmer et Tobias Langenegger) succédera à Corine Mauch: ses adversaires dans la course à la présidence n'ont pas été élus à l'exécutif. © KEYSTONE/GAETAN BALLY
Le conseiller national Balthasar Glättli entre à l'exécutif de sa ville. Il y ravit un siège occupé jusqu'à présent par le PLR. © KEYSTONE/GAETAN BALLY
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Raphael Golta (PS) est arrivé en tête, dimanche, de l'élection à l'exécutif de la ville. L'actuel chef des affaires sociales a obtenu 70'478 voix. Il a devancé le directeur des finances Daniel Leupi (Vert-e-s/63'961 voix) et la conseillère nationale Céline Widmer (PS/61'817).

L'ex-président des Vert-e-s suisses élu

Derrière ce podium, la cheffe des travaux publics Simone Brander (PS/61'512) suit à la 4e place, devant sa collègue de la sécurité Karin Rykart (Vert-e-s/58'450) et le député au parlement cantonal Tobias Langenegger (PS/55'352). Le conseiller national et ancien président des Vert-e-s Balthasar Glättli est 7e avec 54'889 voix.

Le chef des services industriels Michael Baumer (PLR/52'644) ainsi que celui de la santé et de l'environnement Andreas Hauri (PVL/51'187) bouclent la liste des neuf élus. Le parlementaire communal Përparim Avdili (PLR) a échoué, à près de 4000 suffrages d'écart, dans sa tentative de défendre le second siège libéral-radical laissé vacant par le populaire Filippo Leutenegger.

Quatre candidates sont distancées, plus de 10'000 voix derrière celui du PLR. Il s'agit de Tanja Maag (gauche alternative), Serap Kahriman (PVL), Marita Verbali (PLR) et Karin Weyermann (Le Centre). L'UDC Ueli Bamert se trouve encore plus loin, au 15e rang. La composition de l'exécutif est désormais la suivante: PS 4, Vert-e-s 3, PLR 1 et PVL 1. La participation au scrutin a atteint 52,70%.

Raphael Golta (PS) probable nouveau maire

Tout indique que la présidence de la ville restera détenue par le PS après 17 ans de présidence de Corine Mauch qui se retire et 36 ans de présence socialiste. Âgé de 50 ans, Raphael Golta a largement remporté le 1er tour de ce scrutin avec 54'832 suffrages en devançant Përparim Avdili de près de 27'000 voix. Les candidats de l'UDC du PVL se trouvent encore bien plus distancés.

S'il n'a pas obtenu la majorité absolue, Raphael Golta pourrait toutefois être élu tacitement au 2e tour le 10 mai, car les autres prétendants à mairie ont raté leur élection à l'exécutif. Aucun autre membre du collège n'a annoncé une candidature à ce stade.

Polarisation accentuée au parlement

Pour la gauche zurichoise, le vrai défi de ces élections communales résidait moins dans le maintien ou le renforcement de sa large domination à l'exécutif que dans le maintien de sa faible majorité de 63 sièges sur 125 au parlement cantonal. Le jeu s'annonçait bien plus ouvert au législatif et le suspens a tenu ses promesses.

Au final, socialistes, Vert-e-s et gauche alternative ont maintenu leur majorité d'un mandat. Pour ce faire, le PS a fortement progressé, à 41 sièges (+4) et 32,22% des voix. Ce bond compense le net recul des Vert-e-s qui chute de la troisième à la cinquième place avec 14 mandats (-4). La gauche alternative maintient ses huit sièges.

À droite, le PLR et l'UDC progressent chacun de deux mandats, accentuant la polarisation de la politique locale zurichoise. Les libéraux-radicaux restent la deuxième force politique de la ville avec 24 mandats et 18,46%. Le parti de droite conservatrice passe de la cinquième à la troisième place avec 16 sièges et 12,57%.

Le bloc de droite se renforce ainsi au détriment du centre politique. Quatrièmes, les Vert'libéraux ont perdu deux mandats et comptent désormais 15 représentants. Le Centre gagne un siège supplémentaire et a désormais sept, renforçant ainsi la progression bourgeoise. Les évangéliques ont été éjectés du parlement. Ils perdent leurs trois mandats.

ATS
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