Mercure, pesticides: alerte sur des compléments alimentaires
Une étude de l’Université de Fribourg révèle des substances dangereuses dans des compléments alimentaires vendus en ligne et appelle à plus de contrôles.
Selon une étude de l'Université de Fribourg, certaines pilules à base d'une plante asiatique sont non conformes aux normes de sécurité. Les chercheurs mettent en garde contre les achats de ces produits en ligne.
Du mercure, des pesticides interdits comme de la strychnine ou encore des quantités sous dosées. C'est ce que l'université de Fribourg a découvert dans une étude sur les compléments alimentaires à base d'Andrographis paniculata. Une plante qui pousse en Inde et au Sri-Lanka et qui aurait des propriétés anti-inflammatoires.
"On a analysé 40 produits, acheté 13 dans des pharmacies dont certaines en Suisse", précise Angélique Bourqui, chercheuse et pharmacienne. "Ce sont donc des produits facilement accessibles au public."
Les compléments alimentaires ne sont pas réglementés de la même manière que les médicaments, ce qui pourrait expliquer ce résultat. "Les compléments alimentaires sont régulés sous la loi des denrées alimentaires. Il n'y a pas de contrôle systématique avant leur mise en vente sur le marché. C'est au producteur de réaliser le contrôle qualité", poursuit l'experte.
Ne pas acheter sur internet
Pour ne pas consommer des produits nocifs, les chercheurs recommandent de ne pas les acheter en ligne. En effet, les compléments qui contenaient des substances dangereuses pour la santé provenaient d'internet. Les scientifiques souhaitent aussi d'autres mesures plus sévères. "On aimerait que des organismes externes puissent mener des contrôles plus réguliers. Si les produits ne répondent pas aux standards de qualité exigés, ils devraient être retirés de la vente."
Pour ce qui est des produits vendus dans les pharmacies suisses, ils subissent généralement des contrôles rigoureux. Au contraire par exemple de ceux vendus en ligne ou à l'étranger.
L'équipe de recherche de l'université de Fribourg précise encore que les bienfaits de cette plante n'ont toujours pas été prouvés par des études cliniques.


