Avec seulement quatre étrangers alignés en raison des blessures de Marcus Sörensen et Henrik Borgström et de la maladie de Patrik Nemeth, Gottéron a eu besoin d'un héros inattendu pour venir à bout de Langnau mardi soir. Menés d'un but, les Dragons ont égalisé grâce à Yannik Boppart à la 28e minute. Ce nom ne vous dit certainement rien, mais c'est lui aussi qui a été le seul à tromper Luca Boltshauser lors de la séance des tirs au but.
Le Bernois de 19 ans, qui évolue habituellement avec les juniors élite, disputait son premier match en National League. Un match qu'il n'est pas prêt d'oublier. En sortant de la glace, lorsqu'il s'est présenté devant les journalistes, le jeune attaquant affichait un énorme sourire. Interview.
Marie Ceriani: Yannik, est-ce que vous vous attendiez à vivre une telle soirée?
Yannik Boppart: Non! Certainement pas! C'est vraiment incroyable! J'ai eu un peu de chance, mais je suis très content que ça se soit passé comme ça!
Qu'est-ce que vous avez ressenti quand vous avez marqué le 1-1?
Pour être honnête, c'est indescriptible. Tout s'est mélangé. J'étais dans un autre monde. J'étais tellement euphorique que je n'ai même pas entendu la réaction du public. Julien Sprunger est venu me dire quelque chose, mais je ne m'en souviens même pas.
Et ensuite, vous avez été désigné pour participer aux tirs au but. Vous êtes le premier à vous élancer et vous marquez...
J'ai juste essayé de rester concentré, de respirer profondément, de faire abstraction de tout et de faire de mon mieux. Et ça a marché.
Et à la fin du match, le public scande votre nom... comment c'était?
Incroyable! Ca fait vraiment plaisir!
Est-ce que vous étiez nerveux avant de jouer ce match?
Oui, très nerveux. Je n'ai pratiquement pas dormi.
Vous venez de Berthoud. Quand vous étiez enfant, est-ce que vous étiez fan de Langnau ou de Berne?
J'ai commencé à jouer pour Berthoud et j'ai continué ma formation avec Berne. Mon frère, lui, est parti jouer pour Langnau. Mais maintenant que je suis ici, je dois dire que je suis sidéré par l'ambiance et les fans. C'est quelque chose de très particulier.
Mais ça devait être spécial pour vous de jouer contre Langnau...
C'est clair, parce que j'ai beaucoup d'amis qui viennent de là-bas. De toute manière, un premier match en National League, c'est toujours spécial. Et puis la manière dont ça s'est passé, c'est unique.
Vos copains ne seront pas fachés?
Non, non (rires).
Est-ce que vous avez déjà reçu des messages de leur part ou de vos parents?
Ma maman et mon papa étaient à la patinoire. J'espère que je pourrai aller les voir après. C'est génial qu'ils aient pu vivre ce moment. Et pour ce qui est des autres, il va falloir que je regarde mon téléphone. J'ai dû recevoir des tonnes de messages.
ATS / RadioFr. - Marie Ceriani