Tour-de-Trême: l'enseignante accusée de diffamation blanchie
Le SSP salue la décision de justice qui blanchit une enseignante du CO, poursuivie par un inspecteur scolaire pour diffamation.

Une enseignante du Cycle d’orientation de la Tour-de-Trême était la cible d’une plainte pénale pour diffamation déposée par un inspecteur scolaire. Le Ministère public fribourgeois a rendu, le 16 décembre 2025, une ordonnance de non-entrée en matière.
L’affaire remonte à un spectacle organisé pour les 20 ans du CO. L’enseignante avait dédié un chant à l’ancien directeur de l’établissement, Frédéric Ducrest, licencié quelques mois plus tôt. Elle avait alors déclaré qu’il lui était "très violent d’être sur cette scène en sachant que sont présents dans la salle Mme la Conseillère d’État Sylvie Bonvin-Sansonnens et l’inspecteur scolaire qui ont pris la décision de licencier notre directeur".
Cette prise de parole, jugée par le SSP comme l’expression d’un malaise professionnel partagé par une partie du corps enseignant, a fait réagir au sein du canton. L’inspecteur cité a déposé une plainte pénale pour diffamation.
Décision saluée
Dans son ordonnance, le Ministère public estime que "les propos de l’enseignante n’indiquent d’aucune manière que l’inspecteur aurait pris seul la décision de licenciement du directeur ou qu’il l’aurait fait en outrepassant ses pouvoirs ou ses compétences".
La décision de la justice est saluée par le Syndicat des services publics (SSP), qui y voit un "désaveu net face à la volonté de la Direction de la formation et des affaires culturelles (DFAC) de sanctionner une enseignante qui exprimait librement son ressenti".
Le SSP s’indigne également que des deniers publics aient servi à financer cette action et demande au Conseil d’État d’en exiger le remboursement par le plaignant. À l’inverse, il exige que l’État prenne en charge les frais de défense de l’enseignante, supportés jusqu’ici par le syndicat.



